La Boîte à lettres: 35 ans de lutte à l’analphabétisme et à la pauvreté

La Boîte à lettres: 35 ans de lutte à l’analphabétisme et à la pauvreté
(Photo : Jean Laramée - Le Courrier du Sud)

La Boîte à lettres (BAL) de Longueuil célèbre cette année ses 35 ans d’alphabétisation populaire auprès jeunes de 16 à 25 ans. Pour l’occasion, l’organisme tenait une soirée festive le 27 juin et présentait une nouvelle murale collective réalisée par Korb, Dose Culture et des participants, ainsi que son projet d’aménagement d’un studio d’enregistrement dès l’automne, pour permettre aux jeunes de s’exprimer par l’écrit et de stimuler leur créativité.

Depuis 35 ans, la BAL favorise et revendique une éducation émancipatrice et inclusive. Elle contribue à la transformation sociale en s’attaquant aux inégalités vécues par des jeunes sous-scolarisés par la sensibilisation, l’intervention et la mobilisation.

En 2010, l’organisme publiait une plaquette intitulée Le système d’éducation et les milieux défavorisés: un miroir fidèle des inégalités sociales. Puis, cette année, un chercheur de l’UdeM publiait une étude concluant que «la structure des écoles secondaires contribue à reproduire les inégalités sociales».

«Ce n’est pas un hasard si les jeunes analphabètes que nous recevons proviennent de classes populaires et ont presque tous et toutes été placés en classes spéciales», souligne Charlotte Gilbert, intervenante et responsable aux communications de la BAL.

La BAL rappelle qu’au Québec, l’État oblige tous les enfants à fréquenter l’école jusqu’à 16 ans, mais que s’ils fréquentent les classes spéciales (système en parallèle du secteur régulier), ils en ressortent sans qu’on leur ait offert les mêmes possibilités d’avenir qu’au régulier, les classes spéciales ne donnant pas de diplôme (DES) à la fin du parcours.

«Les classes spéciales, c’est comme une condamnation, lance Marc-André Blondin, participant de la BAL. On se fait mettre de côté et étiqueter comme un délinquant. Quand on sait qu’on n’aura pas de diplôme, c’est là qu’on fait des faux choix comme la petite criminalité.»

«Quand on sait qu’on n’aura pas de diplôme, ce n’est pas nous qui décrochons, c’est l’école qui a décroché de nous», ajoute Steve, ancien participant de la BAL.

«Pour lutter contre l’analphabétisme, il faut lutter contre la pauvreté», soutient Françoise Lefebvre, responsable à la coordination et au financement de la BAL.

(Source: La Boîte à lettres)

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