La conciliation travail-famille sera-t-elle inscrite à la Charte ?

La conciliation travail-famille sera-t-elle inscrite à la Charte ?
(Photo : Depositphotos)

La situation de famille doit être ajoutée aux motifs de discrimination interdits par la Charte des droits et libertés de la personne afin d’enrayer la discrimination systémique dont peuvent être victimes les parents en emploi recommande la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. C’est à l’occasion des consultations particulières et auditions publiques du projet de loi 51, Loi visant principalement à améliorer la flexibilité du régime d’assurance parentale afin de favoriser la conciliation famille-travail que l’organisme a émis cette proposition.

«Il est temps que la société québécoise reconnaisse les défis auxquels les parents sont confrontés dans la conciliation travail-famille, en ajoutant à la Charte une protection explicite pour la situation de famille. Le contexte actuel illustre plus que jamais l’ampleur et la complexité de ces défis», déclare Philippe-André Tessier, président de la Commission.

Dans son mémoire rendu public le 15 septembre, la Commission salue l’objectif du gouvernement de favoriser la conciliation travail-famille par des modifications à la Loi sur les normes du travail et par une bonification du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP).

Elle estime toutefois qu’il est essentiel de renforcer la protection des parents dans la réalisation de leurs tâches familiales. Selon la Commission, le projet de loi 51 constitue donc une opportunité toute désignée pour renforcer l’obligation des employeurs de mettre en place des mesures d’accommodement raisonnable lorsqu’une de leurs normes ou pratiques a un effet discriminatoire sur un employé en raison de ses responsabilités familiales.

Texte de Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L’Hebdo Journal

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