La dyslexie et la dysorthograhie

La dyslexie et la dysorthograhie
Édith Lambert-Bonin (Photo : Gracieuseté)

On entend de plus en plus ces termes dans le milieu scolaire et dans les médias. Mais à quoi font-ils référence exactement? Au simple fait de mélanger les lettres «b» et «d»? En fait, la dyslexie et la dysorthographie font référence à un trouble beaucoup plus large.

De plus, certains des individus qui vivent avec celui-ci ne présentent pas cette difficulté. Il s’agit plutôt «d’un trouble d’origine neurologique qui entraîne des difficultés importantes à lire et à écrire» (ITA, 2020) et dont les manifestations peuvent varier d’un individu à l’autre et évoluer dans le temps.

Les principales manifestations

En début de scolarisation, les enfants dyslexiques prennent plus de temps que les autres à acquérir les correspondances entre les sons et les lettres, malgré une stimulation adéquate. Ils omettent ou confondent certains «sons» dans les mots. La précision et la vitesse de lecture sont fréquemment affectées.

La dysorthographie entraîne des difficultés semblables dans l’écriture de mots et de phrases. Par exemple, on note que l’enfant n’utilise pas la bonne lettre ou le bon groupe de lettres pour représenter un son ou encore qu’il omet ou déplace certains sons. Parfois, les mots ne sont pas segmentés au bon endroit (ex.: «tout à coup» écrit toutacou).

L’évaluation du trouble

Si votre enfant présente des difficultés en lecture et en écriture, il est généralement pertinent de réaliser une évaluation de la vision et de l’audition. Une perte visuelle peut causer des difficultés de décodage en lecture, tandis qu’une déficience auditive peut entrainer des difficultés à associer adéquatement des sons à des lettres ou des groupes de lettres. Les évaluations en optométrie et en audiologie permettront dans plusieurs cas d’éliminer certaines causes et dans d’autres, de mieux cerner la nature des difficultés en lecture et en écriture.

Par ailleurs, les orthopédagogues et les enseignants sont des intervenants-clés dans le dépistage de la dyslexie et de la dysorthographie. Ils sont à même de constater la persistance des difficultés malgré l’aide qu’ils peuvent apporter aux élèves. Ils réfèrent généralement les enfants à un neuropsychologue ou à un orthophoniste pour valider ou infirmer la présence d’une dyslexie et d’une dysorthograhie.

Dans les cas les plus sévères, les élèves sont évalués vers la fin de la 2e année du primaire ou au début de la 3e année. L’évaluation demeure possible tout au long du parcours scolaire et de la vie adulte.

Références: Institut des troubles d’apprentissage (ITA) : https://institutta.com/mediatheque/dyslexie-dysorthographie

Naître et grandir: https://naitreetgrandir.com/fr/etape/3-5-ans/langage/fiche.aspx?doc=bg-naitre-grandir-dyslexie

 

Édith Lambert-Bonin

Orthophoniste et Coordonnatrice de la Clinique pédagogique Charles-Lemoyne

Collège Charles-Lemoyne

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