La fécondité des mots de Stève Michelin

Par Stagiaire
La fécondité des mots de Stève Michelin
(Photo : Gracieuseté)

Le poète de Longueuil Stève Michelin a récemment lancé un nouveau recueil de prose poétique, J’ai embrassé le chant de l’olivine rêveuse avant qu’elle ne touche le sol. L’auteur y aborde la nature, la rencontre de l’autre et la poésie.

«Il y a une faille dans le monde qu’on appelle le beau ou la visitation, lance d’emblée Stève Michelin, en entrevue avec Le Courrier du Sud. Je n’écris que sur ça.»

Les poèmes viennent à lui par moments. Il laisse l’inspiration le gagner et écrit rapidement sur les «étincelles» qui lui viennent à l’esprit.

«J’emploie les mots du village pour écrire un nouveau langage», laisse-t-il tomber, avant d’ajouter que «le poète est le vrai transgenre, car il féconde».

La figure du poète joue donc un rôle moteur dans l’œuvre de Stève Michelin.

Chercher et trouver

Contrairement à plusieurs poètes contemporains, Stève Michelin n’a pas de revendication, il n’est pas en révolte. Il se trouve plutôt dans une quête intérieure qui le mène à la rencontre de l’autre.

Dans son recueil, il enchaîne les propos plus lyriques et profonds avec des remarques plus «simples, sans être simplistes», admet-il.

«Le poète anecdotique, ce n’est pas moi, affirme Stève Michelin. Le poète est médecin des frontières poreuses.»

Il cite ainsi les philosophies de Martin Heidegger, de Simone Weil et d’Emmanuel Lévinas comme sources d’inspiration de son travail.

«Je reste dans l’enclos du visage et du pays sage», dit-il encore, en se rapprochant des thèmes développés dans la philosophie de l’existence.

«Au sein de l’être, j’essaie d’épingler un ravissement», ajoute-t-il, les yeux brillants.

L’homme et la nature

Les oiseaux et l’eau sont deux thèmes fréquemment abordés dans les poèmes de Stève Michelin, dont le style se rapproche de celui de René Char, qu’il voit comme un maître.

Il qualifie les oiseaux de «tziganes», pour délimiter les migrations qui caractérisent son propos.

La nature est omniprésente. «Ce n’est pas la nature sauvage, mais la nature dans laquelle l’homme a mis les mains, avance Stève Michelin. Le masculin seul est trop volonté de puissance. Quand il se marie avec le féminin, il y a un déploiement.»

Le recueil est disponible à la librairie À lire de la Place Longueuil.

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