Sports

La frénésie du vélo se poursuit à l’an deux de la pandémie

mardi le 18 mai 2021
Modifié à 16 h 54 min le 21 juin 2021
Par Michel Hersir

La fièvre du vélo suit le courant de la pandémie. Après une année 2020 où les boutiques ont été plus sollicitées que jamais, les commerçants doivent maintenant jongler entre un approvisionnement limité et une forte demande, alors que l’appétit pour le sport foisonne en attendant le déconfinement.

En temps normal chez André Cycle & Sport, on vend annuellement près de 300 vélos. Cette année, la demande permettrait au commerce de Longueuil d’en vendre entre 700 et 800.

«J’aurais tendance à dire que la demande est plus élevée qu’en 2020, révèle le propriétaire de la boutique, Tommy Barriault. Beaucoup de consommateurs sont là parce qu’ils n’ont pas pu en acheter l’an dernier, en plus de ceux qui se sont ajoutés avec le fait qu’on est encore confiné après un an.»

Pourtant, à la fin de l’année, ce sera encore un peu de moins de 300 vélos qui seront vendus dans son enceinte. «Quand notre réserve 2020 a été épuisée et qu’on a dû commander à nouveau, les manufacturiers ne pouvaient plus le faire, ils étaient déjà à préparer leur année 2021», précise M. Barriault.

Depuis, les commerçants tentent de rattraper ce retard, mais l’approvisionnement de vélos ne se fait qu’en partie. Les commandes ont dû être plafonnées ou réduites, faute de ressources.

Ainsi, on se retrouve avec peu de vélos en magasin et ceux qui arrivent sont déjà réservés. Chez la Boutique Vélo 2000 à Longueuil, environ 50% des vélos qu’ils recevront au cours de l’été sont pratiquement déjà vendus. 

Des retards pour les réparations

Ce n’est pas plus simple du côté des réparations. Les besoins sont aussi importants que pour les achats, si bien que les boutiques ont dû mettre en pause la prise de rendez-vous.

«Normalement, on prend tous les clients, explique Tommy Barriault. Là, on était tellement complet, qu’on n’avait plus de place pour stocker les vélos, il y en avait partout, dans le garage, dans le sous-sol.»

Une réalité partagée par Vélo 2000. Les rendez-vous étaient tellement nombreux pour la boutique qu’elle a fermé ses cahiers de réservations de réparation de la mi-mars jusqu’à tout récemment. D’ailleurs, le défi de l’approvisionnement des pièces est différent cette année.

«On a eu des ruptures sur certaines pièces comme des chaînes ou des tubes, comme l’année dernière, indique le chef d’atelier et responsable des achats de Vélo 2000, Guillaume Favarini. Cependant, en 2020, c’était parce que je n’avais plus de pièces. Là, c’est parce que je ne les ai pas encore reçues.»

Un avenir prometteur

Alors que l’engouement est présentement à son plus fort, les boutiques espèrent qu’une part de la demande se maintienne au-delà de la pandémie, lorsque l’approvisionnement sera plus régulier.

Si chez Vélo 2000, on a vu un bond de 20 à 25% des ventes de vélo et réparations, chez André Cycle & Sport, on pense que les retombées de cet engouement seront perceptibles d’ici quelques années.

«C’est sûr que la bulle va finir par redescendre, conclut M. Barriault. Mais il y a quand même une partie des nouveaux adeptes qui vont poursuivre le sport.»

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