La Gang, un film produit par et pour les ados

Par Stagiaire
La Gang, un film produit par et pour les ados
(Photo : Gracieuseté)

Alexandre Turgeon a 17 ans et rêve de faire une carrière dans l’industrie du cinéma. Avec une dizaine de ses amis, il prépare un film qui parle de leur réalité: La Gang.

«C’est important de défaire les stéréotypes, confie Alexandre Turgeon au Courrier du Sud. On veut dire les vraies affaires.»

Les thèmes de la grossophobie, de l’homophobie, des abus sexuels, du racisme et de la discrimination seront ainsi très présents dans le film.

Créer un dialogue

L’objectif de la jeune équipe de La Gang est d’entrer en dialogue avec les adolescents.

«Tout le monde peut avoir des problèmes, rappelle Alexandre Turgeon. L’art permet une remise en question devant certaines choses de la vie», ajoute-t-il.

Alexandre Turgeon (Photo: Gracieuseté)

Pour lui, la série Fugueuse diffusée à TVA a sensibilisé et conscientisé les jeunes de sa génération. S’il est réaliste et n’espère pas connaître le même succès avec La Gang, il veut toutefois «déclencher des discussions sérieuses» sur des thèmes qui touchent les adolescents.

Cependant, il y aura des «sous-entendus sexuels» qui ne conviennent pas aux plus jeunes. Le film s’adressera donc aux 16 ans et plus.

«À 16 ans, les jeunes ont davantage de responsabilités, ils peuvent conduire, et sont à 2 ans de la majorité.»

Moyen-métrage

Le jeune homme espère produire un moyen-métrage, même si les obstacles sont nombreux pour eux qui n’ont aucune expérience dans le domaine.

«La production d’un film indépendant est difficile au Québec, poursuit-il. Je n’ai pas de contacts dans le milieu du cinéma pour le financement ou le budget.»

Entre l’idée du scénario et la projection du film, il y a de nombreuses étapes. Alexandre Turgeon les découvre pas à pas.

Projection privée

Lorsque le film sera terminé, en juin 2020, l’équipe réservera une salle pour le projeter devant familles et amis.

Les réactions de ce premier groupe dicteront l’avenir de La Gang; l’équipe verra s’il y a lieu d’agrandir le rêve et de trouver un diffuseur.

Quant à la critique, elle ne fait pas peur à Alexandre Turgeon. Pour lui, elle «peut aider à montrer les faiblesses de son travail, et elle peut l’aider à améliorer ou bonifier l’œuvre».

Plus de place pour les jeunes

Alexandre Turgeon plaide pour une plus grande place des ados dans les films et à la télévision. Selon lui, les projets sont rares pour les jeunes acteurs, qui sont eux très nombreux. Il veut donner à ses collègues amateurs une vraie expérience de tournage.

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