La musique sans compromis d’Austerlitz

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Par Ali Dostie
La musique sans compromis d’Austerlitz
Bruno Gagnon (basse), Julien Adam-Gagnon (chant, guitare), William Paré (batterie), Maxime Fongaro (clavier) (Photo : Gracieuseté)

Jeune  groupe de la Rive-Sud, Austerlitz vient de faire paraître le EP Futur Lumière et déjà, des radios de Yellowknife, Anticosti et la Belgique (!), de même qu’ICI Première Toronto, font jouer ses compostions.

«On est assez surpris des réactions. On pensait sortir ça ni vu ni connu, sans trop créer de remous. Mais c’est une bonne nouvelle! Il y en a d’autres que nous qui aiment ce que l’on fait!» se réjouit le batteur du groupe, William Paré, le sourire dans la voix.

Le jeune homme originaire de Brossard décrit le travail d’Austerlitz comme de la «musique francophone sans compromis». «On fait ce qu’on aime : du rock, avec des éléments de progressif.»

Futur Lumière, disponible sur les plateformes numériques, est né de trois sessions d’enregistrement, et est le fruit d’un processus de deux ans.

«On a enregistré six tounes environ. Et de fil en aiguille, on trouvait que le son changeait. On a gardé juste les meilleures», décrit William.

Ces chansons, ce sont Noir, Rêve éveillé, Les limbes et Monologue collectif.

Austerlitz est formé de quatre passionnés de musique : Julien Adam-Gagnon (chant, guitare), Maxime Fongaro (clavier), Bruno Gagnon (basse) et William Paré (batterie).

«Il y a deux ans, Maxime et Julien jammaient dans leur salon, ils faisaient des tounes acoustiques. Avant, ils ont fait partie de bands et ont joué des spectacles. Puis, ils m’ont ajouté, et ensuite Bruno, le cousin de Julien, s’est joint à nous.»

Ne pas se prendre au sérieux

Invité à discuter des propos que le groupe souhaitait mettre de l’avant avec ces premières créations, William Paré n’hésite pas à dire que la musique prime sur les paroles.

La pochette du premier EP d’Austerlitz

«Les chansons partaient souvent de jams. On avait une technique différente d’aujourd’hui : on faisait une toune instrumentale, mais assez complète. Ce n’était pas évident ensuite de trouver une voix, des paroles, explique-t-il. Julien a fait une très bonne job sur le plan des paroles. Mais il le dit lui-même : il ne faut pas trop s’y attarder, ça ne veut pas dire grand-chose!»

Même si la musique relève plutôt du hobby que du parcours professionnel pour l’ensemble des membres, le groupe y met de la rigueur.

«On fait de la musique avec sérieux, mais on ne se prend pas au sérieux», résume le batteur.

L’énigmatique titre du EP, qui réfère à la pochette de l’album, illustre bien ces propos. Dans «Futur Lumière», il ne faut voir rien de plus que ce brin d’ironie que recèle une photographie à l’esthétique bien léchée, mais qui présente une flagrante faute de français. «Il y a rien de moins sérieux que ça!» rigole William Paré.

À peine ce premier EP sorti, le groupe songe déjà à composer d’autres chansons et planifie travailler à un autre EP ou un premier album.

 

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