La passerelle qui sera plus qu’une passerelle

La passerelle qui sera plus qu’une passerelle
Côté fleuve

INFRASTRUCTURE. Peu de l’ancienne passerelle de Normandie – construction de la fin des années 70 – restera dans la future structure qui surplombera la route 132 dès l’été 2017. La passerelle sera plus large, presque deux fois plus longue, éclairée et dotée d’un belvédère côté nord pour une vue sur le fleuve et le Vieux-Longueuil. Le parc Le Moyne sera également complètement réaménagé, mettant en valeur son caractère historique.

Longueuil souhaite ainsi faire plusieurs pierres d’un coup; redonner un accès au fleuve, s’adapter aux besoins des citoyens, créer une «signature», intégrer le lien Oka Saint-Hilaire et mettre en valeur l’histoire du secteur. Le coût de la structure sera aussi loin de la prévision initiale de 4,5 M$, soit 8,8 M$.

L’appel d’offres devrait être lancé cet été et les travaux devraient être entamés à l’automne 2016, pour s’achever vers le printemps 2017. Restera la finition de l’architecture paysager à l’été, pour une inauguration coïncidant avec celle du lien cyclable Oka–Saint-Hilaire.

Avec la construction d’un belvédère, Longueuil souhaite aussi créer un point d’ancrage. «De Saint-Catherine à Varennes, il n’y a aucun belvédère. Ça va donner aux citoyens de Longueuil, mais aussi aux usagers de la piste La Riveraine et du lien Oka–Saint-Hilaire, un point focal. On veut profiter de l’affluence pour faire connaître Longueuil», explique le directeur du génie à la Ville, Jean-Pierre Richard, lors d’une rencontre avec les médias.

Ainsi, les approches de part et d’autre de la structure, avec une pente d’un maximum de 5%, permettront aux piétons, cyclistes et personnes à mobilité réduite de circuler plus aisément. Côté fleuve, la descente formera une grande spirale, alors que du côté du parc, l’approche sera en serpentin, afin de minimiser l’espace utilisé.

La passerelle aura une largeur de 4,5 mètres, ce qui est supérieur à une piste cyclable traditionnelle (trois mètres) et à l’ancienne structure (2,7 mètres). La passerelle sera muni d’un éclairage DEL, et aussi déneigée l’hiver, «pour un accès au fleuve 4 saisons», souligne le directeur des parcs et espaces verts, Normand Williams.

 «On voulait mettre en valeur l’architecture, créer une signature, mais l’éclairage sera aussi sécuritaire», précise Jean-PIerre Richard. L’aménagement paysager a également été pensé afin d’abaisser la structure à l’échelle humaine.

Malgré tout, il restera un peu de l’ancienne passerelle puisque le béton des deux approches, toujours en place aux abords de la route 132, pourrait être concassé, puis réutilisé pour les remblais. Longueuil songe également à une intégration de bois de frêne, récupéré étant donné les nombreuses coupes dues à l’agrile.

 «On n’a pas voulu reconstruire ce qui avait été fait dans les années 70; on voulait faire du beau et intégrer les vœux des citoyens», résume M. Richard. Une meilleure accessibilité, des espaces plus grands, un éclairage plus secrétaire faisaient partie des demandes récurrentes des Longueuillois.

La bonification de l’offre côté fleuve, qui est le prolongement du parc Marie-Victorin, fait également partie des plans à plus long terme de la Ville.

L’histoire au goût du jour

Tant pour mettre en valeur le caractère historique du parc Le Moyne et de la maison Lamarre qui abrite la Société d’histoire de Longueuil que pour faire connaître le caractère historique de tout le secteur, la Ville n’a pas voulu se contenter de traditionnels panneaux d’interprétation.

«Le volet didactique se doit d’être moderne, si on veut rejoindre les jeunes, notamment, fait valoir Jean-Pierre Richard. Près de la maison, il y aura une halte à pique-nique, avec un tableau interactif, puis les gens pourront avec leur cellulaire accéder à une réalité augmentée, pour découvrir le volet historique des lieux.»

Avons-nous les moyens?

Lors de la séance du conseil municipal du 17 mai, le président de l’opposition Robert Myles ainsi que le conseiller indépendant Jacques Lemire ont voté contre le projet. M. Lemire a mis en doute la capacité de payer de la Ville.

«Est-ce qu’on a les moyens? Je ne crois pas», a-t-il affirmé, relevant l’écart de prix entre l’estimation initiale et le projet présenté. «On parlait de 4,5 M%. Là, on est rendu à plus de 8 M$, s’il n’y a pas de dépassement de coûts! Jusqu’où sommes-nous prêts à aller?»

La conseillère Sylvie Parent a insisté sur le fait que le projet n’avait rien de la passerelle initiale, misant sur l’importance un accès au fleuve aux citoyens. «Nous sommes vraiment fiers de ce projet.»

La conseillère Josée Latendresse a renchéri, qualifiant le projet de «grandiose» et avançant que les Longueuillois ont hâte de voir cette nouvelle passerelle. La conseillère a cité des internautes qui avaient commenté la nouvelle sur <@Ri>Facebook<@$p>. «C’est pour eux que nous avons pris cette décision.»

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