La pénurie de personnel de soutien affecte les services aux élèves, selon le Syndicat Champlain

La pénurie de personnel de soutien affecte les services aux élèves,  selon le Syndicat Champlain
(Photo : Depositphotos)

La pénurie de personnel n’affecte pas uniquement les enseignants, mais s’étend aussi au personnel de soutien scolaire. Une situation qui affecte tant la Rive-Sud de Montréal que l’ensemble du Québec, selon le Syndicat de Champlain (CSQ), représentant le personnel enseignant et de soutien scolaire des commissions scolaires de la Rive-Sud de Montréal.

Cette pénurie, conjuguée à l’augmentation importante du nombre d’élèves sur le territoire, affecte la qualité des services offerts aux élèves et a des impacts nuisibles sur le personnel.

Assurer la stabilité des équipes devrait être au cœur des priorités. Pourtant, le taux de précarité atteint 67% pour l’ensemble des quelque 80 catégories d’emplois que regroupe le personnel de soutien, dont plus du trois-quarts sont des femmes (éducatrices et techniciennes en service de garde, techniciennes en éducation spécialisée, préposées aux élèves handicapés, etc.).

Pour certaines catégories, des emplois plus avantageux sont offerts dans le secteur privé. C’est le cas par exemple d’ouvriers manuels et de l’industrie de la construction.

Bâtiments

Les établissements sur le territoire ont une moyenne d’âge qui avoisine la cinquantaine d’années et une grande part d’entre eux présentent un degré de vétusté jugé mauvais ou très mauvais, relève le SCQ. Des sommes ont été investies dans la rénovation, mais il faut investir davantage pour garder ces écoles à niveau, est-il d’avis.

Pour être en mesure d’accélérer les travaux et de les réaliser à moindre coût, il faudrait plutôt permettre au personnel de soutien des commissions scolaires d’en faire davantage, plutôt que de recourir à l’externe.

Que ce soit pour l’entretien, l’ajout d’heures d’activités parascolaires ou encore la surveillance des élèves pendant ces activités, selon les volontés exprimées du ministre de l’éducation, Jean-François Roberge, il faut miser sur la compétence et l’expérience des gens déjà à pied d’œuvre dans nos écoles.

«Trop souvent, les différents gouvernements et les ministres de l’Éducation ont sous-estimé l’apport des ressources déjà présentes dans les milieux quand venait le temps de réformer des programmes ou d’en proposer des nouveaux. Pourtant, l’expertise du personnel dans les milieux, ça vaut de l’or!, lance le président du SCQ Éric Gingras.

Nous attendons du ministre Roberge un signal clair sur sa volonté, non seulement de miser davantage sur le personnel de soutien, mais aussi d’augmenter les ressources à ce chapitre.»

(Source: CSQ)

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