La Rive-Sud s’est mobilisée pour le climat

La Rive-Sud s’est mobilisée pour le climat
Des élèves du Collège Notre-Dame-de-Lourdes (NDL) et du Collège Durocher Saint-Lambert (Photo : Gracieuseté)

De nombreux élèves et citoyens de la Rive-Sud ont répondu présents à la journée de mobilisation pour le climat du 27 septembre. Alors que 500 000 personnes ont convergé vers le centre-ville de Montréal aux côtés de la militante Greta Thunberg, des marches ont rallié de nombreux jeunes à Longueuil.

Les collèges Notre-Dame-de-Lourdes (NDL) et Durocher Saint-Lambert (CDSL) ont marché côte à côte un parcours de 2 km dans les rues de Saint-Lambert afin de démontrer leur solidarité face à la crise climatique. Pour l’occasion, les élèves des deux collèges étaient vêtus de blanc, de bleu et de vert.

Cette manifestation est une initiative d’une élève du Programme d’éducation internationale de 5e secondaire du collège NDL. Les élèves, accompagnés des équipes-écoles des deux collèges, se sont joints à elle lors de cette marche symbolique pour souligner l’urgence d’agir en environnement et ainsi agir en tant qu’agents de changement de notre société.

«Il me semblait important de s’unir à ces millions de jeunes et moins jeunes qui se battent partout dans le monde pour que les réchauffements climatiques soient pris au sérieux», a indiqué l’instigatrice de la marche Clarisse Pelletier.

Les directions des deux écoles ont par ailleurs pris la décision de modifier l’horaire normal de classe pour cette journée exceptionnelle.

«Lorsqu’on parle de climat, il y a de plus grandes choses en jeu que les allégeances respectives de chacun, a évoqué le directeur général du CDSL Francis Roy. On trouvait que c’était un très beau message à envoyer à nos communautés et à nos jeunes, que nous formons pour être de véritables agents de changement.»

La directrice générale du collège NDL Isabelle Marcotte s’est aussi dite touchée  «par la solidarité des élèves des deux collèges pour cette cause qui nous unit tous. La force et la qualité de l’engagement de nos jeunes sont inspirantes.»

Le collège Charles-Lemoyne a aussi pris part au mouvement, en organisant une marche de près de 5 km, dans les rues de Saint-Lambert ainsi que dans le quartier du campus de Sainte-Catherine.

En plus d’apporter un lunch zéro déchet, les élèves étaient invités à se vêtir de blanc ou de vert pour représenter la paix et le souhait de rendre la planète plus propre. Les élèves de l’Académie internationale Charles-Lemoyne ont reçu les élèves du collège sous une haie d’honneur.

De plus, un arbre a été planté sur le terrain du campus de Sainte Catherine afin de marquer cet événement.

Par ailleurs, des parents, enfants et citoyens se sont donné rendez-vous au parc Mercille de Saint-Lambert afin de marcher vers le métro Longueuil et aller rejoindre la grande manifestation à Montréal.

Les marcheurs ont porté une banderole réalisée par les élèves de l’école primaire des Saints-Anges. «Nous souhaitons démontrer que notre communauté est sensible et solidaire face à cette crise mondiale qui est désormais impossible d’ignorer», ont-il partagé.

Devant le bureau du ministre Carmant

Du côté du cégep Édouard-Montpetit, le syndicat des professeures et des professeurs ainsi que l’association générale étudiante du cégep se sont joints au Conseil central de la Montérégie de la CSN pour manifester.

Après avoir fait du piquetage, ils ont marché jusqu’au bureau du député de Taillon et ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux Lionel Carmant afin de lui remettre une lettre.

«On demande à M. Carmant et à son gouvernement de prendre acte du consensus scientifique à l’effet qu’il y a un réchauffement climatique et qu’on peut encore agir pour empêcher une trop grande hausse de la température, a affirmé Alexis Cyr de l’association étudiante. Mais pour y arriver, les gestes individuels ne suffiront pas. Il faut que le gouvernement adopte des lois, débloque des budgets pour que la transition se fasse dans un court délai. Réduire nos émissions de GES de 50% d’ici 2030 et de 100% d’ici 2050, c’est tout un défi et il faut s’y attaquer dès maintenant.» ¸

Après leur visite au bureau du député Carmant, le groupe s’est joint à la manifestation nationale à Montréal.

Drapeaux en berne

Dans un geste symbolique reconnaissant l’urgence climatique, la Ville de Brossard a mis ses drapeaux en berne, vendredi dernier.

«Les enjeux environnementaux sont très préoccupants et demandent des actions à tous les niveaux, affirme Doreen Assaad. En tant que mairesse, citoyenne et mère de trois enfants, c’est un sujet qui me tient énormément à cœur et qui interpelle également tous les élus de Brossard.»

En novembre 2018, le conseil municipal de Brossard a adopté une motion d’appui concernant la déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique considérant les récentes conclusions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui constatent l’urgence de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de déployer des mesures d’adaptation.

«Après avoir eu le courage d’éliminer les sacs d’emplettes en plastique, les prochains enjeux prioritaires que nous attaquerons de front porteront, entre autres, sur la réduction des plastiques à usage unique, la bonification de la canopée et l’amélioration de la mobilité active», souligne la conseillère municipale Sophie Allard, qui préside la commission de l’environnement et du développement durable.

Mme Assaad rappelle le récent sondage et la soirée de consultation portant sur les préoccupations environnementales des citoyens.

«La transparence est une valeur fondamentale pour le conseil municipal et notre futur plan d’action sera à l’image des suggestions recueillies», conclut-elle. (A.D.)

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