L’abattage des cerfs relève de la Ville et non du Ministère, prétend Sauvetage Animal Rescue

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Par Ali Dostie
L’abattage des cerfs relève de la Ville et non du Ministère, prétend Sauvetage Animal Rescue
(Photo : Le Courrier du Sud - Geneviève Michaud)

Sauvetage Animal Rescue, qui a proposé à la Ville de Longueuil des solutions pour éviter l’abattage de 15 cerfs du parc Michel-Chartrand, affirme que cette décision ne relève pas du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), comme le prétend la Ville, mais bien de l’administration municipale.

Sauvetage Animal Rescue affirme avoir consulté celui qui, au MFFP, agit à titre de conseiller auprès de la Ville. Selon ce qu’il aurait indiqué à l’organisme, la Ville posséderait «l’autorité nécessaire pour trancher dans ce dossier». «Nous nous sommes également entretenus avec la direction de la gestion de la faune (Montérégie), qui nous dit exactement la même chose», ajoute Sauvetage Animal Rescue par voie de communiqué.

Le directeur général de Sauvetage Animal Rescue Éric Dussault a par ailleurs diffusé la lettre de la Ville de Longueuil qu’il a reçue le 19 novembre, faisant suite aux propositions soumises pour relocaliser les 15 cerfs ciblés par l’opération et pour contrôler la surpopulation de ces bêtes au parc Michel-Chartrand.

Dans cette dernière, on dit «prendre bonne note des pistes de solutions à moyen et long terme» et on réfère M. Dussault au MFFP quant à sa proposition à court terme pour éviter de tuer les cerfs.

«Nous sommes vendredi, les chevreuils seront tués lundi, c’est vraiment frustrant de se faire trimbaler de gauche à droite. Est-ce que la mairesse va vraiment autoriser ce carnage, elle qui peut renverser cette décision?» déplore Éric Dussault.

Un seul permis émis

Selon le directeur général de la Ville Patrick Savard et certains élus, la façon de réduire le cheptel de cerfs du parc Michel-Chartrand relève bel et bien du MFFP. Il a d’ailleurs été demandé à maintes reprises au Ministère si d’autres solutions, comme la relocalisation des cerfs, étaient possibles.

«Le seul permis que la Ville a obtenu du Ministère est celui de l’abattage», a insisté le conseiller municipal Jonathan Tabarah, à la séance du conseil du 17 novembre.

Le directeur général a toutefois précisé que la Ville serait ouverte à changer d’idée, advenant que le MFFP modifie sa position.

Un cirque «déroutant»

La conseillère municipale Colette Éthier qui, comme ses collègues de l’opposition, a voté contre le plan de gestion des cerfs, considère «totalement déroutant que le Ministère et la Ville se renvoient ainsi la balle à minuit moins une.»

La conseillère juge que ce «cirque» aurait pu être évité si l’information avait été dévoilée plus tôt, dès le début des démarches en 2019.

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