L’appel à l’aide des camps a été entendu en partie

Photo de Yanick Michaud
Par Yanick Michaud
L’appel à l’aide des camps a été entendu en partie
Pour les responsables de l’Association des camps du Québec, ce sont des milliers d’emplois à temps plein et temps partiel qui pourraient être sauvés dans la foulée. On devra cependant revoir certaines manières de faire. (Photo : Ben White)

L’annonce gouvernementale sur la réouverture des camps de jour tombe à point.

Quelques heures avant l’annonce, l’Association des camps du Québec lançait un appel à l’aide. D’urgence. Selon le communiqué émis par les dirigeants des camps, on estimait que sans un appui gouvernemental, une grande majorité pourrait devoir fermer au cours de l’été. « L’Association des camps du Québec (ACQ) sonne l’alarme et demande aux gouvernements de sauver les camps. Sans une aide adéquate, 71 % des sites de camps de jour et de vacances privés ou gérés par un organisme à but non lucratif (OBNL) pourraient être contraints de fermer cet été », mentionnent-ils.

On ajoute qu’un site sur trois risquait de devoir fermer définitivement suivant cette situation. En contrepartie, avec une annonce favorable, les camps peuvent jouer un rôle essentiel dans le bien-être des enfants et la relance économique. Le tout en facilitant le retour au travail des parents.

Une annonce appréciée… mais l’argent doit suivre

L’ACQ demandait à Québec un fonds d’aide gouvernemental entre 26 M$ et 33 M$, afin de permettre aux camps d’accueillir les campeurs. L’aide servirait aussi à respecter les nouvelles mesures de santé publique et d’assurer la sécurité des 300 000 campeurs et des milliers employés.

« Et cette question demeure d’actualité. On aura besoin de cet argent. Parce qu’on augmente le nombre d’employés, mais pour la plupart, nous ne pouvons augmenter les tarifs. Les sommes demandées doivent venir avec. On ne demande pas un milliard. C’est 33 M$ qui permettrait à tous les camps de survivre », estime le Campivallensien Steven Grenier, interrogé pour sa connaissance des camps.

L’ACQ propose ainsi au gouvernement fédéral de modifier les critères d’admissibilité de la Subvention salariale d’urgence du Canada afin qu’elle tienne compte du caractère saisonnier des emplois de ce secteur.

D’ailleurs, le premier ministre François Legault a mis les adolescents au défi de venir travailler comme animateurs. « Les adolescents et les jeunes adultes sont appelés. On a besoin de moniteurs », a-t-il lancé lors de son point de presse quotidien.

Ratios et main-d’œuvre

Un total de 75 % des camps au Québec sont des OBNL ou des entreprises privées. L’application des nouvelles normes encadrant leur réouverture génère des impacts financiers intenables. Ils devront en effet engager plus de moniteurs pour se conformer aux nouveaux ratios, louer de plus grands locaux et acheter du matériel supplémentaire. La pandémie a un impact majeur sur le recrutement déjà difficile de la main-d’œuvre.

Les camps souhaitent faire preuve de créativité et d’ingéniosité pour permettre aux enfants d’avoir un été normal, mais n’y arriveront pas sans un coup de main.

« Les gouvernements détiennent un pouvoir de vie ou de mort. Ainsi, avec une aide fédérale et provinciale, 80 % des camps pourraient accueillir les jeunes cet été et continuer leurs activités de manière sécuritaire », disent les responsables qui se donnaient jusqu’au 29 mai pour décider s’ils maintenaient leurs activités.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des