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Laurence Fournier Beaudry et Nikolaj Sorensen veulent tirer le maximum de l’expérience olympique

lundi le 24 janvier 2022
Modifié à 10 h 45 min le 25 janvier 2022
Par Michel Hersir

mhersir@gravitemedia.com

Laurence Fournier Beaudry et Nikolaj Sorensen se disaient très contents de leur prestation aux Championnats nationaux, terminant au deuxième rang en danse. (Photo : Gracieuseté – Danielle Earl/Patinage Canada )

La qualification olympique est le fruit d’une longue épopée pour les patineurs artistiques Laurence Fournier Beaudry et Nikolaj Sorensen. S’étant qualifiés en 2018 pour le Danemark, pour ensuite se faire refuser l’accès parce que Laurence n’avait pas la citoyenneté du pays, ils se sont qualifiés de nouveau pour 2022, cette fois-ci avec le Canada. Et ils ont bien l’intention de profiter à fond de leur première expérience à la prestigieuse épreuve.

En prenant la deuxième place aux Championnats nationaux le 8 janvier, la participation aux Jeux était devenue une formalité.

Mais pour le couple, qui a vécu au cours des dernières années un changement de fédération, une suspension d’un an résultant de ce changement, une opération au genou pour Nikolaj et une pandémie, la qualification était également un soulagement.

«On était très émotifs lors de la présentation officielle, raconte Nikolaj en entrevue au Courrier du Sud. Parce que c’était enfin vrai, avec les chandails, la photo officielle, les médias. C’était vraiment spécial.»

Le temps ralentit

Malgré tout, le duo ne se met pas trop de pression et désire surtout apprécier le moment.

«On veut profiter des entraînements, de l’esprit olympique et vivre l’expérience au maximum, exprime pour sa part la patineuse de Greenfield Park. On souhaite avoir un beau souvenir et non une immense pression.»

«C’est super important d’être présent tous les jours, parce qu’on va se réveiller, les Jeux seront finis et on sera de retour à Montréal.»

-Laurence Fournier Beaudry, patineuse artistique

Si la paire se demandait en 2018 si elle était prête pour un autre engagement de quatre ans, elle se rend compte à quel point le temps a passé vite.

«En fin de compte, ç’a passé tellement vite, qu’aujourd’hui, on se demande si on ne devrait pas continuer pour un autre quatre ans!», indique Nikolaj, précisant au passage que ce ne sera assurément pas le cas.

Pour les patineurs, c’est en ce moment, alors que les Jeux sont à moins d’un mois, où le temps ralentit et la tension monte.

«Le plus dur, ce n’est pas le quatre ans, c’est les trois dernières semaines!», souligne Laurence.

Objectif : ne pas attraper la Covid

Les patineurs sont ravis de leur sélection, mais ils sont toutefois bien conscients qu’un test positif à la Covid aurait l’effet d’une chute sur la glace.

Ils prennent ainsi des précautions importantes sur et hors patinoires : entraînement sur glace avec masques N95, les patins sont mis dans les estrades, les entraîneurs restent hors de la patinoire et les athlètes ne voient pas la famille.

«On n’est pas juste un peu parano», admet Nikolaj en riant.

 

En couple et en couple

Laurence Fournier Beaudry et Nikolaj Sorensen ne sont pas juste en couple sur la glace, mais ils le sont également à l’extérieur.

C’est dans cette complicité qu’ils décrivent leur style de patineurs.

«On est ensemble dans notre vie et c’est ce qu’on projette sur la patinoire : notre connexion, le regard, la puissance et la tension», décrit Laurence.

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