Le CAFAL veut un Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel à Longueuil

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Par Geneviève Michaud
Le CAFAL veut un Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel à Longueuil
(Photo : Denis Germain - Le Courrier du Sud)

Préoccupées par la hausse de 12% des crimes sexuels sur le territoire de l’agglomération de Longueuil l’an dernier ainsi que par le peu de ressources disponibles pour les victimes, les intervenantes du Comité d’actions féministes de l’agglomération de Longueuil (CAFAL) réclament la mise sur pied d’un Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS).

Réunies en assemblée virtuelle en novembre, les membres du CAFAL se sont dites choquées par les données du rapport annuel 2019 du Service de police de l’agglomération de Longueuil. Elles ont souligné la hausse de 12% des crimes sexuels, mais également le fait que dans 78% des cas, le suspect était connu de la victime.

«Les différents mouvements de dénonciation des dernières années ont clairement aidé les femmes à trouver le courage de dénoncer, mais trouver le courage de dénoncer ne donne pas les outils pour bien accompagner les survivantes d’agression, a déploré une intervenante. Et le manque de soutien à long terme peut avoir des conséquences dramatiques sur leur reconstruction.»

Ce qui manque

 

Selon le CAFAL, les organismes peuvent accompagner de façon ponctuelle les victimes de violences sexuelles mais ne sont pas des ressources spécialisées sur le plan des traumas liés à de telles agressions. De plus, ils ne savent souvent pas vers quelle ressource diriger les victimes pour qu’elles obtiennent de l’accompagnement et un suivi à long terme.

Pour le CAFAL, la solution est simple : l’agglomération de Longueuil doit pouvoir compter sur la présence d’un CALACS sur son territoire.

Les CALACS se donnent comme mission d’apporter une meilleure réponse aux femmes et adolescentes agressées sexuellement; d’offrir des activités de prévention de la violence sexuelle; et de lutter contre les agressions sexuelles.

«Il est temps que nous nous donnions les moyens d’agir afin de soutenir adéquatement les survivantes de violences sexuelles sur notre territoire», soutient le CAFAL.

Appui de Catherine Fournier

La députée de Marie-Victorin a ajouté sa voix à celle du CAFAL en prenant parole à l’Assemblée nationale le 3 décembre.

Catherine Fournier a souligné que malgré la hausse des dénonciations, les ressources dans les CALACS n’ont pas suivies au même rythme. «Pire, dans certaines régions comme chez nous, à Longueuil, il n’y a tout simplement pas de CALACS.»

«J’en appelle donc au ministère de la Santé et des Services sociaux pour qu’il donne suite à cette demande tout ce qu’il y a de plus raisonnable, celle d’octroyer le financement pour mettre sur pied un CALACS à Longueuil», a-t-elle déclaré.

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