Le contrôle des armes de poing ne devrait pas relever des villes, croit Benoît L’Écuyer

Le contrôle des armes de poing ne devrait pas relever des villes, croit Benoît L’Écuyer
Benoît L'Écuyer (Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

Le président de l’arr. du Vieux-Longueuil Benoît l’Écuyer ne voit pas d’un bon œil le transfert de responsabilités aux villes en matière de contrôle des armes de poing qu’impliquent certaines dispositions du projet de loi C-21 du gouvernement fédéral.

Il estime que le projet de loi soulève des enjeux d’application à l’échelle des villes.

«Dans sa dernière mouture, avec le projet de loi C-21, chaque ville pourrait avoir ses exigences de permis, sa réglementation, ses exceptions. Avec 1 100 municipalités au Québec, ça n’a aucun bon sens, relève celui qui représente Longueuil à la Fédération canadienne des municipalités. Il faut des règles uniformes pour l’ensemble des municipalités. C’est une question de sécurité et de cohérence pour nos citoyens.»

Le projet de loi C-21 prévoit des modifications au Code criminel et à la Loi sur les armes à feu, et introduit de nouvelles obligations pour les propriétaires d’armes d’assaut de type militaire interdites en mai 2020. Il aura aussi pour effet de transférer aux villes des responsabilités en matière de contrôle des armes de poing.

L’Union des municipalités du Québec (UMQ), ainsi que Montréal, Québec et Gatineau ont réclamé au fédéral des modifications à cet égard.

M. L’Écuyer estime que la mairesse Sylvie Parent aurait dû aussi se prononcer sur cet enjeu.

«Je comprends que lorsque l’UMQ fait une sortie au nom des municipalités, ça concerne également Longueuil. Mais c’est également vrai pour les autres maires qui ne se gênent pas pour parler plus fort que Longueuil. Les citoyens de notre ville s’attendent à ce qu’elle en fasse plus», a-t-il critiqué. (A.D.)

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