Opinion

Le logement, un besoin essentiel

le mercredi 20 juillet 2022
Modifié à 16 h 11 min le 15 juillet 2022

(Photo: Le Courrier du Sud - Archives)

Quelques jours après la fameuse journée des déménagements au Québec, on constate que la situation se détériore encore. Les rares logements disponibles sont trop chers pour la majorité des ménages qui en cherchent. 

Par Lise St-Jean, agente de développement – mobilisation 
CDC - AL

Selon le FRAPU, 600 ménages québécois se trouvaient sans toit au 2 juillet, dont 17 à Longueuil. L’Office d’habitation de Longueuil dit avoir eu très peu de demandes de requérantEs mais a pu loger huit personnes via le Programme de supplément au loyer. 

Le gouvernement aide les municipalités à faire face à l’urgence, mais il manque d’actions structurantes. Moins du tiers des 15 000 nouveaux logements déjà prévus dans le programme Accès Logis ont été construits, alors que la CAQ avait promis de rattraper ce retard. 

Ces chiffres n’incluent pas les réalités cachées de ménages n’ayant pas demandé d’aide, se débrouillant en acceptant un logement en mauvais état ou trop petit pour leur famille, ou trop cher pour leurs moyens, ce qui aura un impact négatif sur leur santé. Dans un tel marché, certains propriétaires ne se gênent pas pour faire de la discrimination sous toutes les formes.

Dans son récent portrait de l’habitation dans le grand Montréal, la Communauté métropolitaine de Montréal affirme que d’ici 20 ans près de la moitié du Québec y résidera; il faut donc planifier le logement et les services sociocommunautaires.

Sommes-nous condamnéEs à voir les inégalités se creuser ? Des solutions existent pourtant, connues des expertEs et des éluEs : ça prend du logement social et communautaire.

Aux élections du 3 octobre prochain, exigeons des engagements clairs pour le financement du logement social et communautaire. Votons pour les candidatEs qui prendront les meilleurs engagements pour nous et les générations suivantes. 


 

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