Le visage du bénévolat, un an après la pandémie

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Par Michel Hersir
Le visage du bénévolat, un an après la pandémie
Les personnes qui souhaitent s’impliquer demeurent nombreuses. (Photo : Depositphotos)

Alors que le Québec était frappé par la COVID-19 au printemps 2020, des appels à tous du milieu politique en faveur du bénévolat avaient engendré un bel élan de solidarité. En même temps, les organismes devaient réduire leurs effectifs afin de s’adapter à la pandémie. Un an plus tard, la prudence est toujours de mise, mais les ceux-ci se sont ajustés et les personnes qui souhaitent s’impliquer demeurent nombreuses.

«La majorité des organismes attendent que la crise sanitaire soit du passé pour reprendre les activités normales, explique Laurie David, conseillère aux organismes au point de service de Saint-Lambert du Centre de Bénévolat de la Rive-Sud (CBRS). Pour le moment, les offres de bénévolat se concentrent surtout sur les services essentiels comme la livraison d’épicerie, le transport vers des rendez-vous médicaux ou des appels de bienveillance aux aînés.»

Selon Mme David, le bénévolat encadré par les organismes a pris un coup dur alors qu’un bon nombre d’entre eux n’avaient pas l’espace pour accueillir des équipes complètes tout en respectant la distanciation. Le CBRS lui-même, qui accueillait près de 1 000 bénévoles par année, a vu son effectif réduit à quelques dizaines de bénévoles actifs.

Plusieurs organismes ont donc effectué un virage numérique avec des équipes réduites. Un peu comme des employés en télétravail, les bénévoles s’impliquent de leur domicile. L’offre de bénévolat à distance peut se traduire par du soutien par téléphone à des populations isolées ou par la présentation d’ateliers virtuels. Ces derniers peuvent par exemple prendre la forme de formations aux personnes âgées pour apprendre à utiliser une tablette.

Une population vulnérable très active

Le milieu devait également composer avec le fait qu’un nombre important de ces bénévoles étaient des personnes vulnérables au virus.

«Lors de la première vague, une grande part de nos bénévoles avaient 70 ans et plus et étaient donc plus à risque. Ils devaient suivre les consignes sanitaires et rester à la maison, affirme Laurie David. Aujourd’hui, la majorité de cette population est vaccinée et on les sent très enthousiastes de retourner s’impliquer.»

D’ailleurs, si le bénévolat organisé doit poursuivre ses activités avec des équipes réduites, l’engouement pour le bénévolat spontané lors de la dernière année représente un coup de cœur pour Laurie David.

«Plus que jamais, les gens se sont mobilisés pour s’entraider et soutenir leurs amis, leurs voisins et leurs parents, sans nécessairement faire partie d’une organisation », se réjouit-elle.

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