Les banques alimentaires plutôt que la poubelle : Catherine Fournier lance un cri du coeur

Par Rédaction
Les banques alimentaires plutôt que la poubelle : Catherine Fournier lance un cri du coeur
(Photo : Gracieuseté)

«Depuis le début de la pandémie, nous avons jeté des millions de litres de lait, détruit deux millions d’œufs en incubation, euthanasié 200 000 poussins et des dizaines de milliers de porcs sont menacés de l’être», a lancé la députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, lors d’une séance virtuelle de reddition de comptes de l’Assemblée nationale, le 7 mai.

«Si je suis pleinement consciente que nos chaînes d’approvisionnement sont complètement chamboulées par la crise, je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces familles québécoises, notamment à Longueuil, qui peinent à payer leurs factures d’épicerie, notamment en raison des prix de certains produits qui augmentent, et à nos organismes communautaires qui ont de la difficulté à répondre à l’ensemble des demandes d’aide alimentaire qui se multiplient dans le contexte économique précaire», a-t-elle poursuivi.

Dans un cri du coeur lancé à l’égard de M. Lamontage, Mme Fournier a affirmé trouver cette situation «complètement incohérente».

«Est-ce qu’il peut nous assurer qu’aucun autre produit animal ou ses dérivés ne sera gaspillé dans les prochains mois et que tous les produits excédentaires du Québec prendront le chemin des banques alimentaires plutôt que celui de la poubelle?» l’a-t-elle questionné.

En réponse à la députée, le ministre a notamment rappelé certaines initiatives mises en place par le gouvernement québécois pour financer les banques alimentaires, ainsi que les enjeux de pénurie de main-d’œuvre et de capacité de stockage alimentaire dans l’industrie.

«Je sais que le ministre est très proactif pour assurer la solidité des maillons de la chaîne alimentaire qui est fortement secouée. Malgré les défis auxquels fait face l’industrie, il demeure inacceptable que l’on gaspille des produits agroalimentaires qui pourraient se retrouver dans les banques alimentaires de nos quartiers pour nourrir notre monde. Nous sommes assez ingénieux au Québec, je ne peux pas croire qu’on ne puisse pas trouver une solution!», a-t-elle conclu, promettant de poursuivre ses échanges avec le ministre à ce sujet dans les prochains jours.

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