Les conservateurs veulent que la Rive-Sud soit de nouveau prioritaire à Ottawa

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Par Vanessa Picotte
Les conservateurs veulent que la Rive-Sud soit de nouveau prioritaire à Ottawa
Les candidats du Parti conservateur en entrevue au Courrier du Sud (Photo : Ali Dostie - Le Courrier du Sud)

Le Parti conservateur du Canada mise sur des candidats québécois enracinés dans leur communauté pour se faire élire aux prochaines élections fédérales.

Patrick Clune (Longueuil–Saint-Hubert), Glenn Hoa (Brossard–Saint-Lambert), Stéphane Robichaud (Longueuil–Charles-LeMoyne) et Julie Sauvageau (Montarville) assurent que leur parti a trouvé «des candidats de tous les horizons pour rendre Ottawa beaucoup plus accessible pour les citoyens».

«Les autres partis essaient de faire croire que nous sommes un parti de l’Ouest canadien, soutient Stéphane Robichaud. Je n’ai pas l’air d’un gars de l’ouest, ni aucun de mes collègues, et les chapeaux de cowboys, ça ne nous fait pas! C’est un mythe et les candidats du Parti conservateur, se sont des gens d’ici.»

Les candidats estiment également que «la grande Rive-Sud a été abandonnée» depuis plusieurs années par les députés locaux.

«Les derniers députés conservateurs ont été élus en 1988 sur la Rive-Sud. Concrètement, ça a donné la fondation de l’Agence spatiale canadienne, un fleuron du territoire, rappelle Patrick Clune. Depuis ce temps-là, on tourne en rond!»

 

Il croit d’ailleurs que les citoyens auront à faire un choix le 21 octobre prochain, soit «votez avec leur cœur ou avec leur tête».

Élargissement de l’autoroute 30

L’une des priorités des candidats conservateurs de la Rive-Sud est d’assurer l’élargissement de l’autoroute 30. Ils se sont engagés à travailler de concert avec le gouvernement du Québec et les municipalités du territoire dans cet objectif. Les candidats soulignent entre autres l’engagement de leur parti à «prioriser les infrastructures qui vont accélérer les déplacements».

«L’engorgement de l’autoroute 30 est un problème de plus en plus important, qui touche autant les familles que les entreprises», soulignent les candidats.

Ils croient que l’arrivée du Réseau express métropolitain (REM), même s’il s’agit d’un projet qu’ils appuient, va apporter son lot de défis.

«C’est un beau problème en soi, mais le REM va amener une affluence d’automobiles supplémentaire, souligne Julie Sauvageau. Les municipalités travaillent déjà à organiser la venue facile du transport collectif vers le REM et il faut les appuyer à 100% dans cette voie. Si on veut que les gens utilisent le transport en commun, il faut que ça soit facile.»

Les conservateurs se sont également engagés à ramener le crédit d’impôt sur le transport en commun, qui s’inscrit dans le plan environnemental du parti.

Une campagne de peur sur le dos de l’environnement

La plateforme du Parti conservateur propose un plan environnemental avec 55 «mesures concrètes» pour réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre du Canada et renforcer la protection de l’environnement. Le parti propose entre autres de mettre fin au rejet d’eaux usées non traitées dans les cours d’eau, d’abolir la taxe sur le carbone ainsi que de créer un corridor énergétique qui permettrait de transporter du pétrole et du gaz naturel d’un bout à l’autre du pays, mais également de l’électricité.

«Il faut que l’environnement soit vu d’une façon globale; il y a les industries et il y a les individus. Tout est une question d’incitatifs, relève Julie Sauvageau. La taxe sur le carbone, ce n’est pas nécessairement mauvais, mais s’il n’y a que ça, ça ne donne rien. Notre plan propose des actions concrètes!»

Elle estime que le premier ministre Justin Trudeau, qui utilise deux avions pendant la campagne électorale mais se défend en mettant de l’avant l’achat de crédits carbone, envoie un mauvais message aux citoyens.

«Ça veut dire que si on paie, on a le droit de polluer?» questionne-t-elle.

Les candidats accusent également les libéraux de mener une campagne de peur sur le dos de la crise climatique.

«C’est une transition qui est à faire, pas une coupure», insiste Stéphane Robichaud.

Glenn Hoa soutient que le Parti conservateur reconnaît qu’il y a une urgence climatique.

«Nos opposants ont fait l’image d’une maison qui brûle, où les gens doivent paniquer. Ce ne sont pas les citoyens qui paniquent qui vont régler le problème, ce sont les gens réfléchis et en place pour régler la situation», affirme le candidat.

Patrick Clune mentionne également que les conservateurs souhaitent investir dans l’innovation verte pour encourager «les compagnies d’ici à faire preuve de créativité».

L’économie au cœur de tout

Les candidats insistent sur l’urgence de retrouver l’équilibre budgétaire pour être «en mesure de s’adapter aux changements climatiques», rappelant que Justin Trudeau a enregistré un manque à gagner totalisant 52 G$ depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux.

Avec un «ralentissement économique à nos portes», le déficit promis par les libéraux est «extrêmement inquiétant» pour les candidats conservateurs.

«Le ralentissement économique est imminent, soutient Stéphane Robichaud. Ça serait irresponsable de ne pas dire que c’est dans un avenir très rapproché. Si le gouvernement ne prend pas les mesures nécessaires, le ralentissement va se transformer en récession économique.»

Glenn Hoa explique que «tôt ou tard, il va falloir payer les intérêts de ce déficit».

«Une hausse du paiement d’intérêts va se résulter par une hausse d’impôt ou une coupe dans les services», déplore-t-il.

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