Longueuil centre-ville en mode promotion

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Par Ali Dostie
Longueuil centre-ville en mode promotion
(Photo : Ali Dostie - Le Courrier du Sud)

Longueuil entre en mode promotion de son projet de centre-ville autour de la Place Charles-LeMoyne. La maquette présentant cette vision de développement et d’aménagement a été dévoilée et installée à l’Atrium de l’Université de Sherbrooke le 13 décembre.

«On veut promouvoir le projet, pour que les gens puissent voir où on s’en va. Les gens peuvent, en cliquant sur le module, voir quels sont les terrains disponibles, ce à quoi on s’attend, qui contacter», explique la mairesse Sylvie Parent.

La maquette donne un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler les alentours du métro vers 2035 – année qui figure toujours comme horizon visé par la Ville. Les immeubles de bois représentent les bâtiments existants; ceux de matière translucide, ceux à venir. Mais rien n’est coulé dans le béton.

«C’est une vision, en fonction des terrains disponibles. Les promoteurs qui seront intéressés vont peut-être proposer autre chose. On voulait montrer de quoi ça pourrait avoir l’air», avise la mairesse.

Elle insiste sur la place faite au grand parc linéaire, un espace pour redonner aux citoyens un accès tout en verdure au fleuve Saint-Laurent.

Mme Parent espère que ce «coup d’envoi» lancera aux promoteurs le message «Venez-vous en, on est prêts».

Le développement de «Longueuil centre-ville» pourrait se traduire en investissements privés de l’ordre de 3,5 G$.

«Ça s’explique parce que les terrains ici sont plus chers qu’ailleurs. On a la station de métro, on a les infrastructures. Il y aura des commerces, le complexe culturel qui va animer le secteur», détaille-t-elle.

En pourparlers avec Devimco

La mairesse Sylvie Parent, en compagnie d’une employée de la Ville et de conseillers municipaux

Devimco Immobilier entend toujours élaborer un projet de type TOD (Transit Oriented Development) à la Place Charles-LeMoyne, mais aucun plan de développement n’a encore été présenté à l’administration municipale.

L’entente d’exclusivité entre le promoteur et la Ville, signée en février 2018 et prolongée jusqu’en février 2019, est maintenant échue, mais «les pourparlers se poursuivent», assure Mme Parent.

«La réalité, c’est que c’est plus difficile de construire sur une station de métro que sur un terrain vacant. Ce n’est pas simple. Il y a plusieurs propriétaires: l’Autorité régionale de transport métropolitain, la Société de transport de Montréal, la Ville…»

Devimco avait annoncé son intention de créer un projet TOD d’une superficie de 1 million de pieds carrés, qui prendrait forme au-dessus de la station de métro et du terminus d’autobus. Un projet aujourd’hui évalué à 600 M$, qui comprend 525 unités de logements (condos et locatifs), un hôtel, des espaces de bureaux et des espaces de travail collaboratif.

Six secteurs

En juillet 2018, le conseil municipal avait adopté le Plan particulier d’urbanisme du futur centre-ville, un document qui établit les grands principes de réaménagement de ce secteur.

Diversité (espaces commerciaux, résidentiels, espaces verts), densité et mobilité sont au cœur de cette vision de développement, qui envisage notamment de revoir la configuration du réseau routier supérieur et de faire une plus grande place au transport collectif.

Une vision qui s’arrime avec les projets de prolongement de la ligne jaune et de mode de transport structurant dans l’axe Taschereau, dont la création d’un bureau de projet commun a été annoncé à la fin novembre.

Le redéveloppement du secteur est imaginé en six sections distinctes, dont la connectivité pourrait être assurée par des liens piétonniers et cyclables, des passerelles et une reconfiguration de certaines rues.

Le secteur du cœur urbain intégrera des bâtiments résidentiels et espaces de bureaux. Des restaurants et commerces prendront place au rez-de-chaussée. Le complexe culturel est aussi attendu.

Le secteur de la Pointe changera considérablement le paysage, alors que s’érigeront des tours d’habitation et où une station de métro est projetée. Aussi dans les plans: un grand espace riverain public.

Le secteur du parc Marie-Victorin laisserait la place à un grand parc en rive, en plus du réaménagement et de la renaturalisation du parc Marie-Victorin.

Le secteur de la Place Longueuil est aussi inclus dans cette vision. L’offre commerciale serait maintenue, mais elle est vouée à être réévaluée. La reconfiguration de la rue Saint-Charles Ouest permettrait d’ajouter du développement résidentiel.

Dans le secteur du collège Champlain, l’objectif est de prioriser les activités complémentaires à la fonction institutionnelle de l’établissement.

La revitalisation de la rue Sainte-Hélène est l’un des points majeurs qui concerne le secteur du pont.

 

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Nelr

Si Longueuil veut favoriser l’émergence d’un « centre-ville », il faudra penser autrement que dans l’optique d’un Transit Oriented Development, car l’essence de ce dernier, c’est du résidentiel disposant d’une infrastructure de TEC facilitant l’accès à des destinations (emplois etc.) situées ailleurs –dans ce cas-ci principalement le centre-ville de Montréal. Un vrai « centre-ville », même s’il est secondaire, est d’abord et avant tout une destination (où on travaille, s’instruit, se divertit, magasine, obtient des services spécialisés professionnels et personnels etc.). Ce site dans Longueuil devrait pouvoir aspirer à jouer ce rôle pour une partie de la Montérégie. Le message:… Lire la suite »