Longueuil Citoyen souhaite la création d’un Bureau de l’environnement

Longueuil Citoyen souhaite la création d’un Bureau de l’environnement
Le chef de l'opposition Xavier Léger (Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

L’opposition officielle à Longueuil souhaite que soit analysée la possibilité de créer un Bureau de l’environnement, une structure administrative distincte qui ferait la promotion de «l’action municipale en matière d’environnement et de résilience climatique». Elle suggère aussi que la Ville interdise les herbicides à base de glyphosate dans la zone urbaine.

Dans le cadre de la semaine du climat qui se déroule du 24 au 30 septembre, le chef de l’opposition Xavier Léger a rappelé ces deux propositions exprimées lors de la séance du conseil municipal du 17 septembre.

L’avis de proposition suggère que la Ville analyse l’opportunité et le coût d’un Bureau de l’environnement, comme se sont dotés d’autres grandes villes du Québec. Longueuil avait d’ailleurs créé une telle structure en 2011, mais elle n’existe plus.

Le rôle d’un tel bureau serait d’identifier et communiquer les meilleures pratiques en matière d’environnement, d’élaborer des plans et des politiques et de coordonner les actions de la municipalité en la matière.

Il pourrait aussi contribuer à la mobilisation des citoyens et des employés, ainsi que développer et faire le suivi de partenariats externes.

Selon la vision de l’opposition, le Bureau de l’environnement devrait assurer une reddition de comptes au comité exécutif et au conseil municipal.

M. Léger insiste sur l’importance d’intégrer les principes de développement durable à toutes les activités de la municipalité, dans une «approche transversale» pour atteindre les cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Quant à l’interdiction des herbicides à base de glyphosate dans la zone urbaine, l’opposition se base sur le principe de précaution pour demander la modification du règlement municipal. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) classe depuis 2015 le glyphosate comme une substance «cancérigène probable » pour l’humain.

«La Ville de Longueuil fait partie des 144 municipalités québécoises qui restreignent déjà l’usage de certains pesticides sur son territoire, relève le chef de l’opposition. Les inquiétudes des citoyens quant aux impacts de l’utilisation du glyphosate sur l’environnement et la santé publique ne doivent pas être sous-estimées.»

«Longueuil est en phase de se doter d’une politique d’agriculture urbaine, il est important de s’assurer que l’agriculture qui y sera pratiquée soit aussi saine que possible pour la santé de tous», a-t-il poursuivi.  (A.D.)

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