Longueuil enregistre un surplus de 16,4 M$ en 2018

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Par Ali Dostie
Longueuil enregistre un surplus de 16,4 M$ en 2018
(Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

Longueuil bénéficie d’un surplus de 16,4 M$ en 2018, soit 4% de plus que le budget voté à 412 M$ au début de la même année.

La mairesse Sylvie Parent a fait la lecture de son rapport sur les faits saillants du rapport financier 2018, à la séance du conseil municipal du 11 juin.

Des revenus de 6,9 M$ supplémentaires aux prévisions, 3,3 M$ résultant de la vente de terrains et une économie de dépenses de 6,2 M$ sont les principaux facteurs expliquant ce surplus.

«Grâce à l’excédent d’exercice, nous proposerons bientôt d’augmenter la contribution à différents fonds qui seront investis directement dans les services aux citoyens», a signifié Mme Parent, sans donner plus de détails.

En 2018, la dette de la Ville a diminué de 3,2 M$, se chiffrant maintenant à 390,9 M$.

Quant aux investissements avoisinants les 96 M$, ils ont été injectés majoritairement dans l’amélioration des infrastructures, dont la mise à niveau des conduites d’eau potable et d’égout, la réfection de rues et le développement de parcs et de terrains de jeux.

«Gestion rigoureuse des dépenses, développement économique, contrôle de la dette; voilà autant d’éléments qui nous permettent d’améliorer les services aux citoyens et d’investir dans nos services et nos infrastructures, tout en offrant une fiscalité compétitive», a résumé la mairesse.

Des gels de taxes justifiés

Aux yeux du chef de l’opposition Xavier Léger, le rapport de l’exercice financier 2018 est un «signe que l’activité économique se porte bien, que l’administration est capable de gérer avec rigueur, et signifie que nous avions raison d’avoir donné un répit aux citoyens», faisant allusion aux deux gels de taxes consécutifs.

Selon lui, le «vrai défi budgétaire» se situe toutefois sur le plan de la quote-part de l’agglomération de Longueuil et de la facture «inacceptable» de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), qu’il a comparée à un escalier, dont «on ne peut calculer [la hauteur de] la marche chaque année».

«J’entends beaucoup le maire de Laval décrier la situation. C’est le temps pour la mairesse de Longueuil, la représentante de l’Agglomération, de faire entendre sa voix.»

Depuis sa création en 2017, l’ARTM reçoit des quotes-parts des villes de la région métropolitaine afin de gérer les dépenses en matière de transport collectif et distribuer des sommes aux réseaux de transport. En 2018, la quote-part de Longueuil se chiffrerait autour de 83 M$.

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