Longueuil participe à un programme de l’UdeM pour lutter contre la collusion

Longueuil participe à un programme de l’UdeM pour lutter contre la collusion
(Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

Longueuil est l’une des six villes à prendre part à un programme de transfert des connaissances d’un système d’indicateurs pour dépister et prévenir la collusion.

Ce programme, créé par le professeur Carlo Morselli de l’École de criminologie de l’Université de Montréal, regroupe des municipalités qui souhaitent se protéger contre des risques potentiels de collusion entre les entreprises qui présentent une soumission pour les contrats publics.

Le programme de transfert des connaissances fait suite à une étude publiée dans la revue Social Networks. Cette a mesuré l’efficacité d’un système d’indicateurs statistiques pour dépister les signes de collusion dans l’attribution de contrats publics. Le système vise par le fait même à prévenir la collusion.

L’étude s’est basée sur l’analyse des contrats et des procès-verbaux des conseils municipaux de 39 municipalités sur 12 ans, pour des travaux d’asphaltage et d’égouts.

Elle démontre que le coefficient de Jaccard peut désigner des indicateurs relatifs à une possible collusion.

«Ce coefficient permet de quantifier le degré d’association ou de similitude entre les entreprises qui soumissionnent pour obtenir un contrat, explique Carlo Morselli, dans une publication sur le site de l’UdeM. Plus les compétiteurs se ressemblent dans leur façon de soumissionner, plus ils coopèrent, plus il y a un risque de collusion entre eux.»

Pour freiner ce risque, un monitorage systémique des soumissions doit être établi dans les municipalités.

Après l’étude le programme de transfert de connaissances permet de passer «de la théorie à la pratique, et ce, dans l’intérêt public», résume Carlo Morselli.

La proposition de l’École de criminologie d’inclure Longueuil dans la liste des organisations partenaires implique pur cette dernière d’affecter l’«équivalent d’environ 150 heures en temps-personne» pour notamment aider à la validation des informations sur les soumissions et les contrats octroyés entre 2014 et 2018 «afin de constituer une base de données valide».

«Cette étude est d’une durée de 10 ans et l’Université n’a pas encore commencé le projet, indiquait le porte-parole de la Ville Louis-Pascal Cyr, en février.  La Ville et les autres partenaires attendent les prochaines étapes qui sont pilotées par l’Université.» (A.D.)

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