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Maxim Martin reconnecte avec son public en formule intime

dimanche le 08 mai 2022
Modifié à 14 h 25 min le 05 mai 2022
Par Vicky Girard

vgirard@gravitemedia.com

Maxim Martin terminera sa tournée en novembre. (Photo gracieuseté)

L’humoriste Maxim Martin a repris la tournée de son spectacle Fuckoff, qui s’arrêtera à l’automne. Ses dernières représentations se feront dans de plus petites salles pour reconnecter avec le public intimement, dont au Club Dix30 à Brossard le 3 juin et à la salle Fenplast de Longueuil le 11 novembre. 

«On a tous eu faim. On était en manque de scène. J’ai accepté toutes les dates dans tous les petits coins possibles pour avoir le plaisir d’y monter», fait savoir l’artiste dans la cinquantaine. 

Durant la pause forcée par la COVID-19, il s’est rappelé que son domaine est «une jungle où il faut vendre des billets et se battre pour des salles. Dans mon cas, qu’il y ait 50, 500 ou 5 000 personnes j’ai envie d’être là. L’endroit est secondaire».

«La pandémie a été un retour aux sources qui nous a rappelé pourquoi on fait ce métier-là.» 
-Maxim Martin

À son avis, il y avait un choix à faire entre poursuivre un an avec son cinquième spectacle solo et laisser son équipe se démener pour trouver des salles ou mettre un terme à sa tournée.

Intimité    

Après être retourné dans des comédies clubs à Montréal, notamment en anglais, ainsi qu’en France, Maxim Martin a retrouvé la joie du contact de proximité avec le public. Il s’interroge d’ailleurs à savoir si son prochain spectacle en sera un plus intime, une formule qu’il considère comme «vibrante». 

L’humoriste confie que son spectacle se transformera au cours des prochaines représentations estivales. Il contiendra du matériel de celui-ci, mais également du rodage de nouveauté. 

Il admet que ne pas le présenter plus longtemps représentera «un petit deuil, puisqu’il est encore neuf pour moi. Il n’a pas eu l’espérance de vie qu’il méritait». 

Il reste à la tournée une dizaine de dates, tandis qu’une centaine de représentations ont eu lieu. 

«Classique Maxim Martin»

L’artiste qui fait dans l’humour social traite notamment dans son dernier spectacle d’exercer son métier et d’être un homme viril en 2022, ainsi que des différences entre générations. Le tout demeure anecdotique en majeure partie et «ça brasse», dit-il. 

Celui qui se plaît à dire qu’il aime penser avoir été un prédécesseur de l’humour grinçant promet que son matériel est toujours dans ce style. 

«J’adore naviguer avec le défi des nouveaux baromètres. Je me rends compte que les gens veulent encore nous entendre dire ce qu’on pense. En tant que créateur, tu veux ce défi d’écriture», affirme-t-il. 

Maxim Martin s’est notamment mis à nu sur scène en parlant de ses années les plus sombres et ne cache pas qu’il aime se réinventer tout en restant lui-même. 

Il précise ne pas avoir créé durant la pandémie, puisque l’inspiration n’était pas au rendez-vous, mais que dans les deux derniers mois, il a écrit plus que jamais. 

Maxim Martin en trois choix 

La radio, la télévision ou la scène ?

«Pendant longtemps, je disais la scène. J’ai ensuite fait de la télévision avec ma fille et de la radio qui m’a offert un lien avec les gens. Je ne voulais plus choisir, mais là comme j’ai dit, je reviens à la source et je me suis beaucoup ennuyé. Il n’y a rien comme la scène qui offre l’aspect action et réaction. Ça me permet aussi de voyager.»

Public français ou québécois ?

«Je reviens de France et j’y retourne, mais rien n’est officiel. Je suis obligé de dire que rien ne bat le gros rire gras des Québécois. Ce rire est fort et comme on est. Autant je suis content de vivre l’expérience en France et en anglais – j’ai commencé ma carrière en anglais et on ne peut pas dire les choses de la même façon – chez nous sera toujours chez nous.» 

Être humoriste avec ou sans les réseaux sociaux ?

«Les réseaux sociaux, c'est une bête à apprivoiser. Tu ne peux pas te laisser influencer par les commentaires et je dois souvent me rappeler que je fais ce que je fais pour ceux qui m’aiment. Ceux qui ne t’aiment pas, tu les bloques et tu passes à autre chose. Je dirais avec. Ça n’a pas altéré mon style, ç’a peut-être altéré ma façon de dire les choses, mais ça, c’est plus en raison de la société. Ça t’offre un autre contact avec ton public. Avant tu recevais une lettre par la poste de temps en temps, maintenant c’est au quotidien. Il y a aussi le fait qu’avant, il fallait miser sur la publicité pour annoncer un spectacle, là on peut le faire comme on veut.»