Opinions – Hommage au personnel et à la directrice du CHSLD Henriette-Céré

Opinions – Hommage au personnel et à la directrice du CHSLD Henriette-Céré
Le CHSLD Henriette-Céré, dans l'arr. de Saint-Hubert (Photo : Denis Germain - Le Courrier du Sud)

Tout comme pour plusieurs d’entre vous, la COVID-19 m’a enlevé un être très cher à mes yeux; ma maman!

Elle était consciente de ce qui se passait et avait terriblement peur de mourir. Je tentais de la rassurer, mais même si on essayait de dire «Ça va bien aller», nous avions une terrible appréhension. Et le diagnostic est tombé.

Avec mon immense bagage d’émotions et ne pouvant être à ses côtés, je me sentais tellement impuissante! Avec tout ce qu’on entend concernant les CHSLD, ce fut extrêmement difficile pour moi de départager entre l’hôpital et le CHSLD, comme ma mère résidait au CHSLD Henriette-Céré depuis sept ans et demi, que je savais qu’elle y était bien traitée entre autres par son infirmière régulière, Christine, par les membres du personnel soignant, par le personnel de la cuisine qui l’affectionnait ainsi que de la directrice, Isabelle Caron, qui allait la saluer, la rassurer. Et surtout en tenant compte du désir de ma mère d’être au centre, j’ai acquiescé à sa demande.

Que ce soit par Skype, téléphone, FaceTime, rien ne remplace la chaleur humaine. Ça m’arrachait le coeur. Mais ce qui a mis un baume sur ma souffrance, c’est qu’elle a eu sur son passage à l’unité COVID-19 du CHSLD, deux anges; Chantal et Angélique qui donnaient à ce passage obligé un sens incroyable d’humanité! Quel respect, Chantal, d’avoir frappé à la porte de ma défunte mère pour saluer son âme. J’ai eu le privilège de visiter ma mère pendant ses dernières 24 heures.

Je tiens à souligner à tout le personnel qui s’est occupé de ma mère, ma reconnaissance pour les bons soins et l’affection que vous avez pour nos aînés. Je remercie Dr Joyal pour avoir suivi ma mère pendant toutes ses années et lui avoir donné les meilleurs traitements. Je remercie Dr Lépine qui a aidé à soulager ma mère de ses souffrances en fin de vie et qui a même travaillé une nuit à son chevet et à celui d’autres résidents. Et que dire de Mme Isabelle Caron pour son dévouement auprès de cette clientèle si vulnérable. Diriger un immense paquebot à la dérive n’est pas une mince affaire.

À vous tous, ne lâchez pas votre excellent travail auprès de nos aînés, ils ont besoin de vous plus que jamais! Et merci encore pour tout!

 

Élaine Desforges (fille de Mme Denyse Dauplaise)

 

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