Pablo Rodriguez «à l’écoute» de Longueuil et de la Rive-Sud

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Par Ali Dostie
Pablo Rodriguez «à l’écoute» de Longueuil et de la Rive-Sud
Pablo Rodriguez, en rencontre virtuelle avec des intervenants de la Rive-Sud (Photo : Gracieuseté)

Longueuil et la Rive-Sud étaient tout en haut de la liste des régions de la tournée virtuelle du lieutenant du Québec et leader parlementaire à la Chambres des Communes Pablo Rodriguez. Au fil de rencontres virtuelles au lendemain de la fête du Canada, il a «pris le pouls» de la région.

«Les choses se sont passées tellement vite au cours des dernier mois. Le gouvernement est intervenu de façons tellement différentes: est-ce que l’on a fait les choses correctement? Je veux travailler en partenariat», présente Pablo Rodriguez pour expliquer le fondement derrière sa démarche de tournée virtuelle du Québec.

Sur le terrain, un constat se dégage: la pandémie a créé des besoins criants, et a parfois exacerbé des besoins déjà bien présents. Comment y répondre?

«On ne peut tout faire, mais on a déjà donné un bon coup de pouce. Des fois, ce n’est pas tant de créer de nouveaux programmes, mais il suffit d’arrimer ceux qui existent déjà pour répondre de façon plus spécifique aux besoins», répond-t-il.

«Comme lieutenant du Québec, je suis le bras droit du premier ministre. Je lui parle directement, je parle aux ministres, pour que l’on s’assure que nos politiques reflètent bien les besoins.»

«On prend bonne note des besoins des milieux social, économique, municipal. On veut être un partenaire à court, moyen et long termes. On veut répondre présent autant que possible.»

– Pablo Rodriguez

Satisfactions et recommandations du milieu économique

De sa rencontre avec la directrice générale de Développement économique Agglomération de Longueuil (DEL) Julie Éthier, M. Rodriguez retient une certaine satisfaction des entrepreneurs à l’égard de mesures d’allègement comme le prêt d’urgence de 40 000$ aux entreprises et la subvention salariale.

Le manque de liquidité des entrepreneurs, le bris de la chaîne d’approvisionnement et le faible taux de numérisation – la vente en ligne et le télétravail, tous n’y étaient pas prêts – sont les principaux enjeux.

«Julie [Éthier] a fait un travail préliminaire important et m’a présenté un état des lieux», mentionne le député d’Honoré-Mercier.

Des défis clairs et recommandations tout aussi précises: prêts avec congé de remboursement, mesures pour favoriser l’achat local, soutien aux entreprises pour le télétravail. «Ils s’attendent à ce que le gouvernement soit là pour les PME», a exprimé M. Rodriguez.

Les priorités de Longueuil

Quatre thèmes ont été abordés avec la mairesse de Longueuil Sylvie Parent. Pour quiconque au fait de la vie municipale, il n’est pas étonnant d’apprendre que le transport en commun – plus particulièrement le projet de tramway électrique Léeo –, le développement économique de l’aéroport, le complexe culturel et le logement social ont été au cœur des discussions.

Au lendemain de la journée des déménagements, le dossier du logement social tombe particulièrement à point. D’autant plus que son absence dans le projet de 500 M$ de Devimco Immobilier pour le centre-ville a été décriée par le milieu communautaire.

L’un des freins: la Stratégie nationale du logement, autour de laquelle Québec et Ottawa ne parviennent pas à s’entendre, et ce, depuis plus de deux ans, ce qui a pour effet de priver la province de fonds pour améliorer l’accès à des logements à loyers abordables.

«On négocie avec Québec. C’est une priorité de notre gouvernement de parvenir à signer une entente», a assuré Pablo Rodriguez, conscient des besoins en la matière.

Milieu communautaire

Le lieutenant du Québec a aussi eu l’occasion de discuter avec Jean-Marie Girard, président de la Grande Guignolée des médias de la Rive-Sud. Ce dernier lui a exposé le bond immense du nombre de demandes d’aide alimentaire au cours des derniers mois.

«On a discuté des besoins, et de ce que peut faire le gouvernement, détaille M. Rodriguez. Beaucoup ont perdu leur emplois, et c’est pour ça qu’on a mis en place des programmes comme la Prestation canadienne d’urgence (PCU): c’était important d’absorber la dette des gens.»

Des centres d’accueil et d’hébergement pour victimes de violence conjugale ont aussi exprimé au député comment la pandémie avait compliqué la vie de ces femmes et nécessité une grande adaptation de la part des organismes.

«Notre rôle, comme gouvernement, est d’accroître les ressources disponibles. Par le biais de Centraide, nous avons versé des fonds. Ces organismes jouent un rôle essentiel, avec des ressources limitées. C’est important d’avoir le pouls de comment ils vivent. C’est extrêmement utile pour mon équipe.»

 

 

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