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Pagayer 550 km pour la recherche sur le cancer du sein

mardi le 17 mai 2022
Modifié à 17 h 04 min le 17 mai 2022
Par Guillaume Guay-Morin

redactioncd@gravitemedia.com

Gabrielle Piché et Luka Desautels faisant l’essai de leur kayak aux abords des berges du parc Marie-Victorin à Longueuil. (Photo: Le Courrier du Sud - Guillaume Guay-Morin)

À la mi-juillet, Gabrielle Piché, une jeune femme originaire de Saint-Hubert, et son copain Luka Desautels feront un voyage en kayak en duo de 550 km. Ils partiront de Longueuil pour se rendre à Rimouski, afin d’amasser des fonds pour la Fondation du cancer du sein du Québec. Le Courrier du Sud s’est entretenu avec le couple.

D’où vient votre intérêt pour le kayak ?

Gabrielle Piché: Moi, c’est plus dans les camps de vacances quand j’étais jeune. Sinon, avec mes parents, on sortait souvent en canoë toute la famille ensemble. On avait l’habitude d’en faire en camping, et le kayak s’est développé un peu plus tard.

Luka Desautels: Quand j’avais environ 14 ans, j’étais au Collège Servite, de Ayers Cliff, et ils avaient démarré un programme de kayak en sport-études. Tout au long de l’année, on apprenait comment manœuvrer un kayak et faire un peu de navigation. On a fait de Montréal et Québec à ce moment-là et c’est là que mon amour pour le kayak a commencé.

Et l’idée de «Pagayer pour guérir» ?

L.D.: Ça fait environ 2 ans. J’ai voulu faire une expédition de kayak, surtout pour faire quelque chose de gros et d’en être fier. Je voulais avoir un accomplissement et je recherchais l’aventure. Puis, je me suis dit tant qu’à faire ça, j’allais le rattacher à une cause. La première fois en 2020, j’ai choisi Sainte-Justine parce que ma sœur jumelle a été suivie longtemps là-bas à la naissance de son enfant. Cette année, c’est ma tante qui a eu le cancer du sein et elle s’en est remise et elle va bien. Cette cause-là est près de nous.

De quelle manière avez-vous prévu d’amasser les fonds et quel est votre objectif ?

G.P.: Une agente en communication qu’on connaît s’est occupée de rendre notre page Facebook plus professionnelle et de relier notre page GoFundMe à notre page Facebook. Nos vêtements (des cotons ouatés, des t-shirts et des casquettes) sont en prévente sur notre page Facebook, puis sur notre site Internet. Le lien est là pour rediriger les gens vers la page GoFundMe. Notre objectif cette année est de 6 000$.

L.D. : On ne gère pas l’argent du GoFundMe, les dons sont directement versés à la Fondation du Cancer du sein.

En quoi consiste votre préparation à cette expédition ?

L.D.: On essaie de faire un entraînement musculaire. Ça travaille les muscles les plus sollicités quand tu fais du kayak comme le dos, les abdos et les épaules. Quand il ventait beaucoup, au lieu d’aller faire un 20 km de kayak, j’allais courir 10 km. Le CrossFit aide beaucoup, car ça sollicite les épaules et le dos.

Au niveau de l’équipement, ça prend de l’équipement de camping ultraléger et tous les équipements de sécurité pour le kayak, des comprimés et des gouttes pour purifier l’eau. On a aussi des chargeurs, des batteries, et le cellulaire, c’est vraiment mon outil de navigation. On regarde aussi les vents, les heures des marées, la force des marées, les courant de surface et la météo de la journée.

G.P. : Moi, c’est ma première expédition. Quand Luka n’est pas là, on fait des entraînements Face Time. Sinon je m’entraîne en kayak seule. À la mi-juin, mon but c’est qu’on fasse un quatre jours dans le fiord du Saguenay-Lac-St-Jean. La grosse logistique est de planifier où on va s’arrêter en cas de besoin en sachant qu’on a 6 à 8 heures de pagaie à faire par jour.

Quels sont les coûts reliés à votre préparation ?

G.P. : Déjà, on a investi au-dessus de 1 000$ en bouffe lyophilisée, plus les panneaux solaires, le stock de kayak et le kayak en lui-même qui a coûté 2 500$. On est proche de 5 000$ environ.

L.D. : Les longues expéditions en plein air sont assez coûteuses, mais ça vaut la peine quand tu le fais avec l’équipement de qualité. L’expérience n’est pas la même.