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Pas de gros porteurs au futur terminal, confirme l’Aéroport Montréal-Saint-Hubert

le mercredi 18 octobre 2023
Modifié à 9 h 29 min le 18 octobre 2023
Par Ali Dostie

adostie@gravitemedia.com

(Photo: Le Courrier du Sud - Archives)

L’Aéroport Montréal Saint-Hubert (YHU) confirme que le nouveau terminal n’accueillera pas de gros porteurs.

L’aérogare, ainsi que les voies de circulation des aéronefs afférentes, n’accueillera que des avions monocouloirs ne dépassant pas le code C de la classification de l’Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), soit des appareils d’une capacité de 100 à 230 passagers. 

L’Aéroport avance qu’en écartant les gros porteurs pouvant accueillir plus de 230 passagers, «nous faisons le choix de privilégier des avions plus efficients qui génère moins de bruit».

«Nous croyons que l’avenir de notre industrie repose sur des avions plus écoénergétique et plus silencieux», signifie Yanic Roy, président-directeur général de l’Aéroport Montréal Saint-Hubert YHU. 

Selon le directeur, ce modèle aéroportuaire propose un développement responsable de l’offre de transport «sans pour autant accentuer les nuisances pour les résidents avoisinants. C’est un projet à échelle humaine, raisonnable et durable que nous construisons.»

Porter Airlines, première compagnie aérienne majeure à desservir ses vols à partir de Saint-Hubert, utilisera des avions de modèle Embraer E195-E2, l’avion le plus silencieux et le plus écoénergétique sur le marché, relève l’Aéroport.

Pascan Aviation utilisera quant à lui des avions de modèle Saab 340B pouvant accueillir une trentaine de passagers. 
YNU ouvre la porte à accueillir de nombreuses autres compagnies aériennes, alors que Pascan Aviation et Porter Airlines ne représentent que la moitié de la capacité du futur terminal, en chantier depuis août.

«Des discussions sont présentement en cours avec certaines entreprises et des annonces viendront d’ici l’ouverture du terminal prévue à l’été 2025», souligne-t-on.

Rappelons qu’en février dernier, l’Aéroport et la Ville de Longueuil ont signé une entente mettant fin dès 2024 aux vols commerciaux de nuit. Une position qui a mené Chrono Aviation à réclamer 146,3 M$ à l’aéroport, alors que ses vols de nuit avec des Boeing 730-200 sont, argue-t-elle, essentiels pour le respect d’un contrat avec Baffinland Iron Mines.