Pas de programme centralisé de recyclage de masques au Centre de services scolaire

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Par Katherine Harvey-Pinard
Pas de programme centralisé de recyclage de masques au Centre de services scolaire
(Photo : Pixabay)

Depuis le 18 janvier, chaque établissement d’enseignement secondaire doit remettre deux masques chirurgicaux par jour à tous les élèves. Questionné à savoir ce qu’il advient de ces milliers de masques à la fin de la journée, le Centre de services scolaire Marie-Victorin (CSSMV) dit évaluer actuellement «la possibilité de mettre en place un mécanisme afin de les valoriser».

Pour l’instant, il n’y a pas de «programme centralisé de recyclage de masques» au sein des établissements d’enseignement du CSSMV. Seules deux écoles récupèrent les masques portés par les élèves et le personnel dans le but de les recycler. Ces établissements sont «équipés de boîtes de collecte d’une compagnie qui fait la valorisation des équipements de protection individuelle (EPI). Cela signifie que les EPI sont brûlés pour qu’on en récupère l’énergie», fait savoir le conseiller aux communications du CSSMV, Alexandre Kozminski Martin.

«Cela demeure pour l’instant une pratique qui n’est pas généralisée», précise-t-il toutefois.

Rappelons que le gouvernement du Québec a annoncé à la fin janvier que les frais engendrés par l’achat et la récupération des masques seraient remboursés aux centres de services scolaire. M. Kozminski indique que le CSS est en attente d’«information supplémentaire» à ce sujet.

Des options de recyclage

Contactée par Le Courrier du Sud, Recyc-Québec rappelle que les masques ne vont pas dans les bacs de recyclage, de matières organiques ou dans l’environnement.

À la fin du mois de janvier, l’organisation a partagé avec les ministères de l’Éducation et de la Santé, ainsi qu’avec les institutions d’enseignement publiques et privées et la Fédération des centres de services scolaires du Québec, un document où sont énumérées les entreprises offrant des services de récupération de masques et d’équipements de protection individuelle. Elle en compte quatre, soit Medsup Go Zero à Magog, MultiRecycle à Lachine, Sanexen à Brossard et Terracycle à Trenton aux États-Unis. Chacune propose un service semblable de collecte par boîte. Le traitement varie toutefois.

Medsup Go Zero désinfecte et trie les matières avant de les rediriger vers ses partenaires recycleurs qui transforment les composantes en matière première recyclée et réutilisable. MultiRecycle et Sanexen optent plutôt pour la valorisation énergétique, c’est-à-dire que la matière est incinérée afin de générer de la vapeur et de l’électricité.

Quant à Terracycle, elle densifie et recycle les masques en palettes de livraison ou en dormants de chemins de fer.

«Nous encourageons les organisations à bien s’informer sur les modes de recyclage de la matière récupérée et leur destination finale, mentionne Recyc-Québec. L’objectif du Québec dans la gestion des matières résiduelles étant d’encourager le recyclage au Québec ou limitrophe.»

Recyc-Québec précise toutefois que sa liste de récupérateurs ne constitue pas un avis, une recommandation, une analyse de procédés ou une quelconque garantie.

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