Pertes de revenus en transport en commun: l’Agglomération de Longueuil demande l’aide de Québec

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Par Ali Dostie
Pertes de revenus en transport en commun: l’Agglomération de Longueuil demande l’aide de Québec
(Photo : Archives – Le Courrier du Sud)

Les cinq villes de l’Agglomération de Longueuil demandent l’aide du gouvernement du Québec alors que la baisse drastique de fréquentation du transport en commun porte un dur coup aux finances municipales. Au «plus fort de la crise», les pertes mensuelles de revenus en transport en commun sont évaluées à 6,2 M$ pour l’ensemble de l’agglomération.

Anticipant des pertes annuelles de l’ordre d’au moins 32 M$ en 2020, les villes demandent ainsi le soutien de Québec. Les maires et mairesses des cinq villes ont adopté une demande d’appui en séance extraordinaire, le 17 avril.

«Nous sommes inquiets des répercussions de cette situation sur la contribution des municipalités qui doivent assumer le déficit d’exploitation des services de transport collectif», mentionnent les élus des villes.

Alors qu’une vaste majorité des activités de travail sont interrompues, le Réseau de transport de Longueuil (RTL) a enregistré une baisse de 90% de fréquentation. La diminution du nombre de déplacements en transport adapté a aussi entraîné une baisse des subventions pour ce volet du transport collectif.

«Si Québec ne fait rien, les villes devront compenser par une plus grande contribution municipale. Et cela va représenter ainsi une difficulté pour la stabilité financière, a relevé le président du C.A. du RTL Jonathan Tabarah, à la séance du conseil municipal de Longueuil du 21 avril. Toute perte de revenus se traduit en hausse de taxes.»

«Le coup fera mal pour longtemps si rien n’est fait,» a-t-il ajouté, remerciant les maires de l’agglomération pour cette demande concertée.

De son côté, l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) a entrepris des démarches avec le gouvernement concernant d’éventuelles contributions financières.

Malgré le plan de diminution de l’offre de services, les dépenses d’exploitation n’ont pu baisser de manière significative. L’ARTM invoque les activités de nettoyage supplémentaires des véhicules, ainsi que les dispositions des conventions collectives de travail en vigueur concernant le maintien en emploi.

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