Plus d’activités parascolaires dans nos écoles ? Oui !

Plus d’activités parascolaires dans nos écoles ? Oui !
Éric Gingras, président du Syndicat de Champlain (CSQ) (Photo : Gracieuseté)

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a indiqué vouloir bonifier de cinq heures par semaine l’offre d’activités parascolaires dans les écoles secondaires afin de contrer les écarts de réussite entre les élèves du privé et du public.

Voilà une bonne idée! D’autant plus qu’il n’est pas uniquement question d’activités sportives, mais aussi d’activités artistiques, scientifiques, informatiques, etc.

Faut-il rappeler que le précédent gouvernement avait aussi préconisé l’ajout d’heures d’activités parascolaires, mais en donnant toute la priorité à l’activité physique? Dans le cadre de ce programme, plusieurs millions de dollars avaient alors été confiés à la Fondation du Grand défi Pierre Lavoie pour fournir des boîtes d’activités aux écoles primaires.

Mais pourquoi se tourner vers l’extérieur alors que des gens compétents et d’expérience sont déjà à pied d’œuvre dans nos écoles? Techniciens en loisirs, éducatrices en service de garde, techniciens en éducation spécialisée, en travaux pratiques, en documentation, etc. Autant de ressources qui se feraient un plaisir d’être mises à contribution.

Voilà une belle occasion pour le ministre Roberge de reconnaître l’expérience et la compétence des membres du personnel de soutien scolaire: leur donner les moyens de concevoir, de développer et de mettre en place des projets innovants, en fonction des besoins de leur milieu, ainsi que pour encadrer les élèves pendant ces heures d’activités. D’autant plus qu’en utilisant leur expertise, on contribuerait du même coup à diminuer la précarité qui sévit dans ces corps d’emplois.

Saviez-vous que chaque commission scolaire embauche seulement en moyenne trois techniciens en loisirs à temps plein? On pourrait franchement faire mieux, surtout avec les intentions du ministre! Et que dire aussi des collègues éducatrices en service de garde qui peinent à avoir des postes décents?

Espérons maintenant que le nouveau ministre n’oubliera pas les collègues avec qui il partageait son quotidien quand il enseignait, car l’éducation, c’est aussi le personnel de soutien scolaire!

Éric Gingras

Président du Syndicat de Champlain (CSQ)

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