Culture

Une poète longueuilloise honorée pour ses haïkus et autres oeuvres poétiques

lundi le 28 juin 2021
Modifié à 0 h 00 min le 29 juin 2021
Par

Janick Belleau (Photo: Gracieuseté)

La Longueuilloise Janick Belleau a remporté le prix André-Duhaime / Haïku Canada 2021, en mai, pour son recueil personnel pour l’Amour de l’Autre – tankas & haïkus (Pippa, Paris, 2019).

Ce prix couronne le «meilleur livre en français» de haïku ou d’autres formes poétiques japonaises, dont le tanka. Il s’agit de la toute première édition de ce prix biannuel. Il est accompagné d’une bourse de 250$.

Par ce prix, l’Association Haïku Canada rend hommage à André Duhaime, un des pionniers du haïku francophone au Canada.

Mme Belleau écrit que son livre «n’aurait pas vu le jour sans quelques souvenirs qu’elle garde de ses parents, sans l’amour d’une vie, sans les livres, la musique et les voyages qui ont nourri son âme, sans ces rencontres fortuites ou soutenues avec des personnes ayant éveillé, parfois à leur insu, son désir d’entraide... peut-être irrégulier mais évolutif».

«Somme toute, ces fragments de vie s’avèrent ceux d’une adulte rêvant d’une grande Famille humaine dans le Village global. Pour l’amour de l’autre, continuons d’agrandir cette Famille, ensemble», témoigne-t-elle.

Le recueil réunit deux genres de poèmes brefs d’origine japonaise, le tanka – né au 8e siècle et contenant plus ou moins 31 syllabes réparties sur 5 lignes – et le haïku – né au 17e siècle et contenant plus ou moins 17 syllabes réparties sur 3 lignes.

«Ces poèmes courts, formés de vers sans rime, sans trop de majuscules et de ponctuation, reflètent des instants vécus ou fortement ressentis; ils associent souvent une sensation corporelle ou une allusion saisonnière à une réminiscence, une perception ou une intuition.»

En 53 tankas et 36 haïkus, pour l’Amour de l’Autre «tisse des liens entre le passé et le présent, entre le présent et l’avenir. Pour chacun des quatre volets, le fil du temps se déroule, presque de façon progressive; chaque petit poème brosse un portrait ou esquisse un tableau.»

Un tanka de Janick Belleau :
«Faire la sieste / face à la Grande-Rivière / sous un saule pleureur / ne plus rien vouloir d’autre / que ton souffle sur ma joue»

Un haïku, aussi tiré du recueil :
«de noir vêtue / elle dort debout l’aînée / sous un porche»

Janick Belleau est diplômée de l’Université d’Ottawa de Lettres françaises (1980) et de Communication sociale (1979). Plusieurs de ses articles et ses communications (Canada, Japon, France) portent sur la contribution des femmes en poésie d’origine ou d’inspiration japonaise, particulièrement depuis 2005.

Mme Belleau est poète, rédactrice littéraire et conférencière.

Son recueil D’âmes et d’ailes / Of Souls and Wings – 91 tankas précédés d’un historique Du tanka féminin depuis le IXe siècle a reçu le Prix littéraire Canada-Japon 2010, assorti d’une bourse de 10 000$. (A.D.)

Rens. : https://janickbelleau.ca/fr/dossierdepresse.php

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