Printemps culturel – En chœur avec Pro-Voc

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Par Michel Hersir
Printemps culturel – En chœur avec Pro-Voc
L’école de chant et de musique Pro-Voc n’a jamais officiellement fermé durant la pandémie. (Photo : Gracieuseté)

En temps normal, le printemps est synonyme de célébration chez Pro-Voc, une école de chant et de musique de l’arr. de Saint-Hubert. C’est qu’on s’approche des premiers spectacles de l’année au mois de mai, présentés en parallèle du Printemps culturel de Longueuil. La pandémie l’oblige, les spectacles n’auront pas lieu, mais il ne faut pas croire que ces amoureux de la musique se laissent abattre pour autant.

Fondé en septembre 1988, l’école de musique, qui est aussi un organisme sans but lucratif, offre une variété de cours allant du chant au ukulele. On y trouve également des cours comme l’éveil musical, soit une introduction au chant et aux instruments, ainsi que des ateliers d’interprétation dirigés par des metteurs en scène et comédiens.

Ces cours qui, avec une adaptation en ligne, ont continué malgré le confinement, sont offerts par neuf professeurs passionnés de musique et tous les groupes d’âge sont bienvenus. «Les gens pensent souvent que les cours sont limités aux plus jeunes, mais ce n’est pas le cas, explique le chanteur et professeur de chant chez Pro-Voc Francis Lacelle. En ce moment, on a des étudiants de 4 à 77 ans qui participent aux cours.»

Dans le cadre du Printemps culturel de Longueuil, l’école aurait normalement présenté ses spectacles du mois mai à la Maison Gisèle-Auprix-St-Germain, comme elle l’a fait dans les années précédentes. Comme plusieurs organismes, elle est forcée de s’adapter à la situation actuelle et prévoit maintenant ses spectacles pour le mois de juillet, la forme restant encore inconnue pour le moment et en espérant que le tout soit possible.

De jeunes étudiants de l’école Pro-Voc, dont les locaux pour les cours en présence ont réouvert le 29 mars dernier.

Les spectacles sont la consécration du travail effectué dans les cours et ce serait compréhensible que leur report ou annulation affecte les étudiants. Pourtant, selon Francis Lacelle, qui a lui-même été étudiant chez Pro-Voc, le simple fait d’assister au cours se veut une libération pour ceux qui y participent.

«Depuis l’an dernier, on se rend compte qu’on est un peu des psychologues, révèle le professeur. Les gens se confient beaucoup à nous. Quand on chante, on va puiser des émotions profondes au fond de nous, ça nous fait du bien, particulièrement dans le contexte actuel.»

L’organisme, qui n’a jamais officiellement fermé malgré le confinement, a repris ses cours en présence le 29 mars dernier. Le volet en ligne des classes devrait toutefois perdurer après la pandémie, de façon hybride. Cette adaptation a amené des côtés positifs comme la possibilité de donner les cours en pleine tempête de neige, ou même de rejoindre un plus grand nombre de personnes pour les spectacles.

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