Proanima entend conserver les mesures qu’il a mis en place en raison de la pandémie

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Par Geneviève Michaud
Proanima entend conserver les mesures qu’il a mis en place en raison de la pandémie
(Photo : Ali Dostie - Le Courrier du Sud)

Ayant adopté des méthodes virtuelles et sur rendez-vous pour les adoptions et les abandons non urgents en raison de la pandémie, Proanima, refuge animal desservant huit municipalités de la Rive-Sud, dont Longueuil, entend conserver ses nouvelles mesures une fois la crise terminée.

«Le système d’adoption virtuel et sur rendez-vous a facilité le processus d’adoption. C’est une très grande réussite pour nous», lance la directrice générale Anny Kirouac.

Alors que Proanima a vu les adoptions augmenter au tout début de la pandémie – pendant les quelques jours où le refuge est resté ouvert après la fermeture des écoles –, il s’est retrouvé dans l’obligation de les suspendre pour environ deux semaines à l’annonce de la fermeture de tous les services non essentiels. Ses installations étaient évidemment toujours en mesure d’accueillir les animaux abandonnés ou errants et de s’occuper des cas urgents.

«Nous avons été obligés de mettre rapidement en place une nouvelle façon de faire. Avec notre nouveau système d’adoptions virtuel et sur rendez-vous, nos chiffres sont depuis aussi forts que l’an dernier», se réjouit la directrice générale.

Les abandons non urgents, qui se font également sur rendez-vous, ont de plus permis au refuge d’être encore plus efficace.

«Ça nous permet de prévoir combien d’animaux on va recevoir, explique Mme Kirouac. Et ça permet à l’animal de passer moins de temps au refuge avant d’être adopté. C’est bon pour la qualité du service à la clientèle, la qualité des soins prodigués aux animaux et la santé mentale de nos employés.»

Protocoles déjà très élevés

Le refuge a évidemment dû mettre en place de nouvelles normes pour assurer la sécurité des animaux, employés et clients.

«Nous étions déjà très biosécuritaires et avions des protocoles très élevés, explique Anny Kirouac. Mais il y a beaucoup d’inconnus avec ce virus. On a donc entre autres mis en place une zone rouge, dans le cas où certains animaux auraient été en contact avec la COVID-19, afin que le virus ne se propage pas entre les animaux ou au personnel et à la clientèle.»

Période de déménagements

«La période des déménagements nous touche toujours un peu moins qu’à Montréal, et elle a été plus tranquille que l’année précédente», indique par ailleurs Anny Kirouac.

Alors que les abandons pour cause de déménagement représentent environ 14% des animaux qui entrent au refuge, on les estime à 9% cette année.

Proanima, qui a collaboré avec la Ville de Longueuil et la Croix Rouge, accueille actuellement deux animaux – un chat et un chien – provenant de ménages qui sont toujours à la recherche de logement, le temps que ces derniers se replacent.

Dons en baisse

Comme beaucoup d’autres organismes à but non lucratif, Proanima a souffert de la baisse des dons depuis le début de la pandémie.

«Les dons que l’on reçoit nous permettent d’offrir des services aux gens qui sont dans le besoin avec leurs animaux, comme de la nourriture ou de la stérilisation gratuite, de même que des soins plus poussés aux animaux malades ou blessés», explique la directrice générale.

Il est toujours possible de faire un don au refuge en visitant le proanima.com.

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