Quel avenir pour les concentrations sportives scolaires ?

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Par Audrey Leduc-Brodeur
Quel avenir pour les concentrations sportives scolaires ?
L’année dernière, la ligue de futsal régionale de la Rive-Sud comptait 10 équipes, 6 masculines et 4 féminines. (Photo : Gracieuseté)

Alors que les sports d’équipe commencent à planifier une reprise de leurs activités, les écoles songent à la manière dont leurs élèves des programmes sport-études de leur établissement pourront les pratiquer de manière sécuritaire à la rentrée en septembre.

Pour David Bowles, directeur du Collège Charles-Lemoyne à Sainte-Catherine et Longueuil, les programmes sport-études, ainsi que les multiples concentrations sportives offertes aux élèves, seront offerts coûte que coûte. La forme qu’ils prendront dépendra des mesures sanitaires en vigueur à ce moment, explique-t-il.

«Nous sommes assez optimistes. Nous allons de l’avant avec les inscriptions», affirme-t-il en précisant que la liste d’attente pour une place l’année prochaine est «volumineuse».

«Le sport est trop important dans la philosophie du Collège Charles-Lemoyne pour l’abandonner. Ça fait partie de notre ADN.» -David Bowles, directeur général

Si la situation ne change pas d’ici la rentrée, les jeunes devront essentiellement s’entraîner pendant des pratiques, sans disputer de parties.

«Ils ne pourront peut-être pas le faire au début, mais au cours de l’année, oui, fait-il remarquer. Nous nous adapterons en conséquence.»

M. Bowles rappelle que la pratique du sport à l’école est une motivation additionnelle pour ses élèves.

«C’est une passion pour eux», souligne-t-il.

En date du 10 juin, peu de parents ont questionné le Collège Charles-Lemoyne sur l’avenir de ses programmes, précise le directeur général.

«Toutefois, la plupart qui l’ont fait s’interrogent sur nos équipes de hockey AAA, puisque la sélection doit se faire bientôt», explique-t-il.

Commission scolaire des Grandes-Seigneuries

«Actuellement, nous savons que pour la prochaine rentrée scolaire, nos élèves-athlètes poursuivront leur programme sport-études», assure Hélène Dumais, responsable des communications de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS).

Mme Dumais ajoute que les balises du ministère de l’Éducation demeurent inconnues pour le moment, mais que la CSDGS s’y conformera.

Sur son territoire, l’école Louis-Philippe-Paré à Châteauguay offre des programmes sport-études de boxe, cyclisme, équitation, gymnastique, hockey, natation artistique, patinage artistique, soccer et volleyball.

«Ces sports ne font pas partie des disciplines qui ont eu l’autorisation de poursuivre cet automne, soit le tennis, le badminton et le golf», précise Mme Dumais.

Collège Jean de la Mennais

À l’instar des autres établissements, le Collège Jean de la Mennais se questionne. L’école privée à La Prairie n’offre pas de programme sport-études reconnu par le ministère de l’Éducation, mais le sport y occupe une place importante, au même titre que les disciplines artistiques, souligne le directeur Richard Myre.

«Y aura-t-il du sport à la rentrée? Oui. Est-ce que ça se déroulera normalement? Pas pour toutes les disciplines, reconnaît-il. Il n’y aura pas de problème pour l’athlétisme, par exemple. Mais pour la natation, peut-être, à cause des vestiaires.»

M. Myre espère qu’il recevra une réponse bientôt, puisque 800 de ses élèves font partie d’équipes sportives et 200 font de la musique, notamment.

«La quasi-totalité de nos élèves fait des activités. C’est la clé pour que l’école soit agréable», fait-il valoir.

Collège Durocher

De son côté, le Collège Durocher à Saint-Lambert indique qu’il travaille à «trouver des solutions pour permettre aux jeunes de vivre ses profils sport de façon différente, mais toujours dans l’action. Nous sommes sûrs de pouvoir trouver une offre de service intéressante pour nos élèves», affirme la direction.

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