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Rénover pour des enfants qui n’ont eu aucune chance

mardi le 08 mars 2022
Modifié à 13 h 34 min le 09 mars 2022
Par Michel Hersir

mhersir@gravitemedia.com

Geneviève Michaud, chef de service de la Direction du Programme Jeunesse - Hébergement du CISSS Montérégie-Est, Gabriel Ccopa, initiateur de Unis pour l'excellence et Hubert Gagné, responsable des trois maisons de la FCJM. (Photo : Gracieuseté – LUX image solution)

Gabriel Ccopa cherchait depuis quelque temps un projet qui lui permettrait d’aider directement les enfants les plus vulnérables. C’est ainsi qu’il a lancé «Unis pour l’excellence», une initiative qui utilise sa spécialité, la rénovation de maison, afin d’embellir la vie de ceux qui ont eu moins de chance pour amorcer la leur.

Les maisons l’Escargot, l’Explorateur et le Colibri, qui appartiennent à la Fondation du Centre jeunesse de la Montérégie (FCJM), accueillent des enfants de 0 à 12 ans qui ont de sérieux problèmes d’attachement. L’objectif de ces maisons est de redonner un milieu de vie sain pour ces enfants que la FCJM appelle «les plus vulnérables de la Montérégie».

C’est à la suite de la visite d’une de ces maisons que Gabriel Ccopa a trouvé son idée. À travers «Unis pour l’excellence», l’entrepreneur longueuillois offre ainsi de rénover bénévolement chacun des trois bâtiments.

«Quand j’ai visité la maison pour la première fois, je trouvais que c’était bien, mais que ça faisait un peu trop garderie, peut-être un peu trop institutionnel, ce que partageait la responsable, explique-t-il au Courrier du Sud. Étant donné qu’un enfant y reste en moyenne de 2 à 3 ans, on s’est dit : pourquoi on ne leur donnerait pas un environnement le plus près possible d’une maison?»

Avec son projet, Gabriel Ccopa souhaite offrir aux jeunes le plus bel environnement possible. (Photo : Gracieuseté – LUX image solution)

Celui dont la compagnie Excellence Construction Rénovation se spécialise dans la réalisation de projets domiciliaires de luxe a ainsi rassemblé ses contacts et s’est bâti une équipe pour l’aider.

Ils sont aujourd’hui une vingtaine de partenaires, dont des entreprises de plancher, de plomberie, de design et d’électricité à se partager les tâches du projet piloté par un collègue de M. Ccopa, Michel Morais.

Des travaux pendant l’école

Les premières rénovations ont commencé vers la fin janvier à la maison l’Escargot. La salle de bain a été refaite à neuf et que les murs ont été repeinturés.

Afin de réduire l’impact sur le quotidien des enfants, les travaux se sont déroulés le jour, alors qu’ils étaient à l’école. Les jeunes étaient d’ailleurs ravis des premières rénovations, révèle l’entrepreneur.

«Je ne m’attendais pas à ce qu’ils les remarquent, mais ils étaient très contents, ils sentaient que les travaux étaient réalisés pour eux», souligne-t-il avec fierté.

«La cause des enfants, ça me touche beaucoup d’un point de vue personnel.»

-Gabriel Ccopa

Son objectif est de terminer les réparations dans les trois maisons en octobre 2024, puis, qui sait, peut-être poursuivre l’initiative sous d’autres formes.

«C’est un projet à long terme, ajoute M. Ccopa. On veut réaliser des projets pour aider la fondation à plus grande échelle.»

La salle de bain de l’Escargot, avant la rénovation. Une nouvelle baignoire a été installée et les planchers refaits, entre autres. (Photo : Gracieuseté – LUX image solution)