Saint-Lambert continue d’avancer, se félicite le maire Pierre Brodeur

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Par Geneviève Michaud
Saint-Lambert continue d’avancer, se félicite le maire Pierre Brodeur
Le maire de Saint-Lambert Pierre Brodeur (Photo : Le Courrier du Sud - Archives)

«En politique, ça n’avance pas toujours aussi vite qu’on voudrait, mais les choses avancent à Saint-Lambert», lance d’entrée de jeu Pierre Brodeur, quand on lui demande de tracer le bilan de ses trois premières années de mandat.

À un peu moins d’un an de la tenue des prochaines élections municipales, celui dont le mot d’ordre en campagne électorale était «harmonie» est fier d’avoir pu instaurer un climat de dialogue qui a mené à de belles victoires, dont la plus récente est la signature de l’entente sur le bruit au parc Jean-Drapeau.

Pierre Brodeur se réjouit aussi que les maires de l’agglomération et de la Communauté métropolitaine de Montréal aient pu obtenir un soutien financier du gouvernement pour le transport en commun de même qu’un engagement pour des voies réservées et un projet de transport structurant pour le boul. Taschereau.

«On a fait la démonstration que lorsqu’on parle d’une seule voix, on peut faire des gains importants.»

 

– Pierre Brodeur

Le maire souligne par ailleurs le climat de dialogue qui a été rétabli au conseil d’agglomération, même s’il déplore de ne pas avoir pu en arriver à une entente concernant la fiscalité.

«Malgré les efforts de Sylvie Parent, certaines villes ne veulent pas reconnaître qu’il y a un déséquilibre fiscal», dénonce-t-il.

Saint-Lambert, qui est à plus de 90% résidentielle, alors que d’autres villes peuvent compter sur de nombreux commerces et zones industrielles, doit verser 41,6% de son budget à l’agglomération.

Projets stratégiques

Dans une perspective plus locale, Pierre Brodeur insiste sur tout le travail qui a été fait jusqu’à présent et qui se poursuit pour actualiser les plans structurants de Saint-Lambert, soit la vision d’aménagement durable 2035, la refonte du plan d’urbanisme, l’élaboration d’un plan de mobilité durable et la révision du plan directeur des parcs.

La Ville, qui a récemment fait l’acquisition d’un logiciel pour organiser des consultations virtuelles, prendra le pouls des citoyens pour ces nombreux projets stratégiques.

Projet Saint-Charles

Parmi ses bons coups, Pierre Brodeur souligne son entente avec le directeur exécutif de l’entreprise Dare – dont l’usine de Saint-Lambert a fermé ses portes cette année – pour que le secteur puisse être utilisé pour un projet résidentiel.

«Le projet Saint-Charles est au-delà de 500 M$ et sera un des plus beaux projets sur la Rive-Sud», se réjouit le maire, qui souligne son emplacement «idéal» près de la gare de train, du parc L’Espérance et de la Coulée verte.

Riverside enfin finalisée

«On va enfin finaliser la réfection de la rue Riverside, qui a débuté il y a 8 ans. Et dame Nature nous aide actuellement dans ce dossier», relève par ailleurs Pierre Brodeur.

Parmi les autres réussites des trois dernières années, Pierre Brodeur note la conclusion d’un bail jusqu’en 2040 avec le club de golf; la création du Bottin des artistes et du microsite des organismes; l’entente avec le CPE Mouillepied pour offrir plus de places en garderie aux familles lambertoises; l’accréditation de Municipalité amie des aînés; la plantation de 525 arbres en 2020 seulement, pour entre autres remplacer les frênes atteints par l’agrile; la protection du boisé du Limousin; la mise en place de la collecte de matières organiques; et l’inauguration d’un point de collecte du verre et d’une station publique de remplissage de lave-glace.

Et le souhait du maire pour la dernière année de son mandat? «Créer de la richesse pour Saint-Lambert.»

«Ma plus grande déception»

«L’harmonie, je l’ai réussie au Réseau de transport de Longueuil, à l’Agglomération et à la Communauté métropolitaine de Montréal, mais pas à Saint-Lambert. C’est ma grande déception», affirme Pierre Brodeur au Courrier du Sud.

«Je peux en prendre un certain blâme, mais je ne peux prendre tout le blâme, poursuit-il, ajoutant qu’il souhaite que chacun mette de l’eau dans son vin et fasse attention à ses propos.

Ayant promis en campagne électorale qu’il «rétablirait l’ordre» lors des assemblées de conseil, Pierre Brodeur réussit tant bien que mal à chaque mois à faire respecter les règles, entre autres concernant le temps de parole des citoyens et des élus.

«Sur 22 500 citoyens, il y en a 15 qui se présentent aux assemblées et ce sont toujours les 3-4 mêmes qui interviennent, et qui sont pas mal tout le temps frustrés avant même d’arriver au micro… Il faut changer les façons de faire, les habitudes, croit-il. Critiquer tout le temps démotive tout l’appareil municipal.»

«L’harmonie vient avec l’écoute», conclut-il.

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Serge Gracovetsky
Serge Gracovetsky
3 mois

« L’harmonie vient avec l’écoute ». Je ne peux que me réjouir d’entendre ces mots. Mais, le maire Brodeur n’écoute rien. Mieux encore, il expulse de son caucus ceux qui ne l’encensent pas. La récente cerise sur le gâteau est l’entente sur le bruit du parc Jean Drapeau. Comme le maire n’habite pas sur Riverside, on pourrait penser que non seulement il n’écoute pas, mais il n’entend rien. Car la farce qui consiste à évaluer le bruit en considérant des valeurs moyennes (65 décibels sur 15 minutes versus la contrainte précédente d’un pic de 80 décibels instantané) est trompeur. En effet, il est parfaitement possible d’avoir 100 décibels pendant quelques secondes et avoir une moyenne sous la barre des 65 décibels. Quelle grande victoire. Près de 19 fois durant l’été, vous pourrez aller vous coucher et toutes les 5 minutes, une trompette vous transpercera les oreilles sans bien entendu vous réveiller. Cette entente a été négociée en catimini, car les opinions des citoyens et des spécialistes en matière de bruit dans les municipalités ne pourraient que gâcher les profits d’Evenko et de Montréal.
Il est normal, à St-Lambert, que le maire espionne ses conseillers, refuse de répondre aux questions gênantes (24 questions à la dernière séance du 16 novembre). On voit que la vie suit son cours, mis à part quelques quidams qui osent déranger les séances publiques en posant des questions. 
Quant au projet de la rue St-Charles, on pourrait sentir une petite gêne quand on considère que l’équipe de la direction générale est substantiellement la même qui a conduit au fiasco des coquilles vides de Trigone au quartier Victoria, ce qui nécessite aujourd’hui une poursuite auprès des tribunaux. Cette nouvelle chimère de 500 M$ se terminera en queue de poisson car les promoteurs intéressés ont une lourde feuille de route. Comment savoir qui profitera de ces projets ? Et comme les soi-disant consultations publiques ne seront pas contraignantes, les mêmes fonctionnaires répéteront les mêmes erreurs au frais des citoyens captifs qui n’ont pas leur mot à dire en dépit des dépenses de logiciels faramineux pour que l’administration municipale comprenne mieux les citoyens.
Monsieur le maire, je propose une solution simple et économique : répondez aux questions sans vous gratter les oreilles. Vous serez surpris de pouvoir entendre les commentaires de tous les conseillers.

Last edited 3 mois by Serge Gracovetsky