Samuel St-Antoine et le défi d’un premier marathon

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Par Ali Dostie
Samuel St-Antoine et le défi d’un premier marathon
Samuel St-Antoine (à droite) après avoir parcouru 5 km en 16min 6s au Demi-marathon de Longueuil. À sa gauche, Reda Amarti (40-49 ans), qui a terminé 2e du 5 km. (Photo : Gracieuseté – Pierre Loiselle)

Habitué des premiers rangs à de plus courtes distances, le Longueuil Samuel St-Antoine ressort un peu déçu de sa performance à son tout premier 42,2 km, au Marathon du P’tit Train du Nord, le 20 octobre. Mais ce n’est que partie remise.

Le coureur de 25 ans a terminé au 91e rang, avec un temps de 3h 4min 5s.

«J’avais pourtant bien commencé. Ça se passait super bien, j’étais certain que j’allais y arriver et atteindre mon objectif de 2h40», raconte-t-il.

Le parcours parsemé de quelques faux plats et d’une légère descente en début de trajet était «très agréable».

Mais durant les derniers kilomètres, des maux d’estomac ont forcé Samuel St-Antoine à se mettre à la marche.

«C’est sûr que c’est décevant, après avoir fourni tant d’efforts», reconnaît-il.

Dans les semaines précédant la course, il parcourait entre 80 et 100 km par semaine, avec une seule de journée de congé aux 7 jours. À plusieurs reprises, il avait enfilé des 30 kilomètres, et avait atteint les 35 km lors d’une sortie.

Son impressionnante feuille de route de compétition ne comportait qu’un demi-marathon.

«Un marathon, ce n’est pas l’équivalent de deux demis! C’est totalement un autre niveau! compare-t-il. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si difficile, je suis parti vite un peu», analyse le jeune homme.

Loin de se laisser abattre, Samuel St-Antoine songe déjà à la prochaine course et après une semaine de repos, il a renfilé ses souliers de course. «Je veux atteindre mon objectif!»

Le marathon de Longueuil, au printemps, lui en fournira peut-être l’occasion, espère-t-il.

Cet été, il était supervisé par Jean-François Martel, du club de course de Montréal Les Vainqueurs. Le meilleur conseil que son entraîneur lui a transmis? «Il ne faut pas vouloir performer à tout prix. C’est après beaucoup d’efforts que ça va payer.»

Dans l’ADN

Enseignant en éducation physique à l’école des Tournesols de Longueuil, Samuel St-Antoine a le sport dans le sang. Sa famille compte plein de sportifs, à commencer par ses parents, qui ont tous deux été de grands coureurs. Sa mère, Myriam Grenon, enseignante en éducation physique au cégep Montmorency, a longtemps dominé le marathon féminin au Québec.

De toute évidence, elle a su lui transmettre la passion pour la course.

«J’ai commencé un peu sur le tard. Au secondaire, tu ne veux pas tout le temps faire comme tes parents, partage Samuel, qui pratique aussi le tennis et le soccer. La course, ça rejoint tous les sports. Et ce n’est pas complexe, il te faut juste des souliers et tu peux sortir courir.»

De 2010 à 2015, Samuel s’est consacré à la course sur piste et s’est rendu aux championnats canadiens, avec une affection particulière pour les 800 et 1500 mètres.

Après une pause d’un peu plus d’un an, il court «pour le plaisir», en multipliant les participations à des 5 km, 10 km ou parcours de <@Ri>trail<@$p>.

Un virage qui n’exclut en rien la performance.

Au Demi-marathon de Longueuil le 13 octobre, il a terminé en première place, parcourant 5 km en 16min 6s.

En 2018, il a terminé en haut du podium au 10 km de la Course thématique au pied du Mont St-Hilaire, ainsi qu’au 9 km <@Ri>trail<@$p> du tour du Lac Brome Merrell. Il compte aussi une deuxième position au 5 km du Demi-marathon de Longueuil et une troisième place au 8 km du Tour de l’horloge.

Selon Sportstats, il a pris part à une quarantaine d’événements de course depuis sa participation au 2 km du Défi du printemps en 2007, dans la catégorie des 13-15 ans, où il avait terminé huitième.

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