Sécurité en zone scolaire: redoubler de prudence et de patience

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Par Ali Dostie
Sécurité en zone scolaire: redoubler de prudence et de patience
Les signaux des brigadiers doivent être respectés par tous, tant des enfants qui marchent seuls que des automobilistes et des parents qui marchent avec leur enfant. (Photo : Depostiphotos)

Quelle est la différence entre une interdiction de stationner et une signalisation de non-arrêt? Quelles sont les règles à suivre lorsque le panneau d’arrêt d’un autobus scolaire est activé? À l’aube de la rentrée, voici un rappel des règles à suivre dans les zones scolaires.

Ces règles de conduite sont simples. Néanmoins, certains comportements demeurent plus difficiles à adopter.

La patience est un important mot d’ordre.

«Si les parents partent plus tôt de la maison, ils sont moins stressés, moins pressés, avise l’agente du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) Tania Lafond. Ça permet d’éviter les collisions, les infractions. Il y a souvent beaucoup d’inattention aussi et c’est là que se produisent les accidents.»

Autobus scolaires et brigadiers

Lorsqu’un autobus scolaire est immobilisé et que son panneau d’arrêt est ouvert, il va de soi que les automobilistes qui circulent dans la même direction doivent s’arrêter, et ce, à plus de cinq mètres. Mais qu’en est-il pour les voitures qui roulent dans la voie de l’autre sens?

«On se fait souvent poser cette question», reconnait l’agente Lafond.

«Lorsque les deux voies sont séparées d’une ligne au centre, les voitures de l’autre direction doivent aussi s’arrêter. Lorsqu’il y a un terre-plein, on n’est pas obligé de respecter l’arrêt en sens inverse», clarifie-t-elle.

Si l’autobus est arrêté à une intersection et que le panneau est en marche, les voitures circulant dans la rue perpendiculaire peuvent continuer tout droit mais devront attendre si elles souhaitent effectuer un virage.

Si l’autobus est arrêté à une intersection et que le panneau est en marche, les voitures circulant dans la rue perpendiculaire peuvent continuer tout droit et doivent demeurer à une distance de plus de cinq mètres. Si elles souhaitent effectuer un virage – et se retrouver ainsi sur la même voie de circulation que l’autobus –, elles devront cependant rester en place à l’intersection et attendre que le panneau d’arrêt de l’autobus soit fermé avant de tourner.

L’agente rappelle aussi que les signaux des brigadiers doivent être respectés par tous, tant des enfants qui marchent seuls que des automobilistes et des parents qui marchent avec leur enfant.

Il n’est d’ailleurs pas rare que les parents qui accompagnent leur enfant traversent la rue à n’importe quel endroit, voyant que les voitures sont toutes immobilisées.

«Quand on fait de la prévention, on dit que les brigadiers sont les amis des policiers. Et c’est important aussi que les parents traversent là où il y a des brigadiers. Même si ça implique un détour, il faut montrer l’exemple aux enfants.»

 

 

Non-arrêt

Parmi les erreurs les plus fréquentes, Tania Lafond remarque que la distinction entre l’interdiction de stationner (le «P» barré dans un cercle rouge) et le non-arrêt (un octogone noir barré dans un cercle rouge) n’est pas toujours bien connue.

«Lorsqu’il y a une interdiction de stationner, l’automobiliste a le droit de faire un arrêt, tant qu’il reste dans la voiture du côté conducteur. Mais dans le cas d’un non-arrêt, qui est souvent la zone de débarcadère des autobus, on n’a même pas le droit d’arrêter.»

Et les enfants doivent toujours débarquer du côté du trottoir, et non de celui de la rue.

«Syndrome de la porte»

Le SPAL recommande également aux parents de se stationner un peu plus loin et de marcher avec leur enfant, si les places de débarquement sont occupées.

Le réflexe est souvent d’aller conduire son enfant le plus près de l’école, ce qui est communément appelé «syndrome de la porte».

«Les parents ont tendance à se stationner le plus près de la porte pour débarquer l’enfant. Une fois qu’il est sorti, on se dit «mon enfant est en sécurité» et c’est comme si il n’y avait plus d’enfants autour, on part et on fait moins attention, décrit Tania Lafond. Les gens roulent plus vite et ne respectent pas toujours la signalisation.»

Dans une zone scolaire, la limite de vitesse est de 30 km/h.

Contact visuel

Bien que la loi donne la priorité aux piétons à un passage piétonnier, la prudence est toujours de mise.

«Les piétons et cyclistes sont toujours les personnes le plus vulnérables. C’est à tout le monde de faire attention, mais je dis aussi que la personne vulnérable doit être doublement sécuritaire», nuance Tania Lafond.

Avant de traverser, un piéton devrait toujours s’assurer d’établir un contact visuel avec le conducteur. S’assurer d’être vu peut éviter beaucoup d’accidents. On ne peut pas tenir pour acquis que l’on est vu.

«Selon la loi, dès que le piéton s’engage dans un passage piétonnier, la voiture doit arrêter. Mais le piéton doit aussi s’assurer de l’absence de danger, que la voiture aura le temps de freiner ou qu’elle ne soit pas suivie de trop près par un autre véhicule, poursuit-elle. D’un point de vue sécuritaire, il ne faut rien tenir pour acquis.»

Tout au long de l’année et tout particulièrement en ce temps de rentrée scolaire, des agents du SPAL effectuent de la prévention et de la surveillance aux abords des écoles.

Du 3 au 13 septembre, les agents de la section prévention, vigilance et relations avec la communauté du SPAL distribueront aux parents un dépliant sur le «syndrome de la porte». Ils visiteront également les écoles primaires durant ces deux semaines afin de se présenter comme agent préventionniste et informer les parents sur les programmes offerts dans les écoles.

 

Charte de la bonne conduite du SPAL

  1. Je pars tôt afin que mon enfant soit à l’heure et que je puisse me rendre au travail à temps.
  2. Dans l’auto, mon enfant est toujours bien attaché.
  3. Je respecte la signalisation, particulièrement près de l’école.
  4. Je respecte les signaux des brigadiers.
  5. Je suis patient, car je sais que beaucoup de parents reconduisent leur enfant à l’école.
  6. Je laisse la priorité aux enfants et aux autobus scolaires.
  7. J’accepte de me stationner plus loin et de marcher avec mon enfant si les places de débarquement sont occupées.
  8. Je fais sortir mon enfant sur le trottoir du côté de l’école. Si je ne peux pas, je lui dis de se rendre à l’intersection ou au passage piétonnier le plus près.
  9. Je montre l’exemple à mon enfant.
  10. Je suis courtois avec les automobilistes, piétons et cyclistes.
  11. Si je demeure près de l’école, j’incite mon enfant à marcher avec prudence.
  12. Je respecte l’ABC de la sécurité pour les parents: Arrête, Bisou, Circule en toute sécurité.

 

Infractions et amendes

• Transport scolaire: 200$ plus frais et 9 points d’inaptitude

  • Brigadiers scolaires: 200$ plus frais et 4 points d’inaptitude
  • Stationnement ou immobilisation dans un endroit interdit: 30$ plus frais
  • Excès de vitesse en zone scolaire: amendes doublées
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