Son dessin illustre le nouveau livre de J.K. Rowling

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Par Geneviève Michaud
Son dessin illustre le nouveau livre de J.K. Rowling
Hubert a reçu une copie de L’Ickabog autographiée par J.K. Rowling. (Photo : Le Courrier du Sud - Denis Germain)

«Haut comme deux chevaux. Des boules de feu étincelantes à la place des yeux. De longues griffes acérées telles des lames.» Si la description de l’Ickabog sort tout droit de l’imagination de J.K. Rowling, l’illustration de celui qui le chasse, le capitaine Blatt, est plutôt l’œuvre d’un jeune garçon de Longueuil, Hubert Jasmin.

Hubert, 9 ans, et Flavie Légaré, 11 ans, sont en effet les deux gagnants québécois d’un concours visant à illustrer la soixantaine de chapitres du nouveau livre de la célèbre auteure d’Harry Potter, paru en français aux éditions Gallimard Jeunesse le 10 novembre.

Capitaine Blatt, chasseur d’Ickabog

La nouvelle aventure de J.K. Rowling se déroule à Cornucopia, un petit royaume heureux et prospère mais dont une partie brumeuse et désolée du nord, les Marécages, abrite une créature mystérieuse aux pouvoir formidables : l’Ickabog.

«J’ai aimé ce livre parce qu’il y a beaucoup d’action, et j’ai aimé la description des personnages, explique Hubert au Courrier du Sud. Ça m’a beaucoup aidé quand j’ai fait mes illustrations pour le concours.»

«Nous avons lu le livre ensemble et il a cherché les mots qu’il ne connaissait pas dans le dictionnaire, pour bien comprendre le sens du texte», raconte sa mère, Josianne Cyr.

Le capitaine Blatt, tel que dessiné par Hubert, illustre le chapitre 12 de L’Ickabog

«Hubert me dit depuis longtemps qu’il désire devenir auteur ou illustrateur et je trouvais que le concours était un bon prétexte pour lui expliquer en quoi consiste ce métier», ajoute celle qui fait carrière dans le domaine des arts visuels.

Hubert a ainsi soumis six dessins au concours. Celui qui été retenu pour illustrer le chapitre 12 représente le capitaine Blatt, chasseur d’Ickabog, sortant du brouillard.

«Dans le livre, J.K. Rowling dit que le capitaine est «un grand bonhomme vigoureux à la moustache d’un noir de jais», explique Hubert. Le capitaine dit qu’il n’a pas vu l’Ickabog, que tout ce qu’il a réussi à voir, c’est du brouillard et de la boue. Je voulais le représenter avec un air sérieux et blessé.»

«J’ai fait mon dessin avec des crayons de couleur et le brouillard, je l’ai fait avec du fusain et un pinceau», ajoute-t-il.

«Très très content»

C’est au courant de l’été que le jeune artiste, qui venait de remporter le concours de dessin du festival jeunesse Longue vue sur le court en mai, a appris qu’une de ses œuvres avait été sélectionnées.

«Ma mère a reçu un courriel et elle a couru dehors pour me l’annoncer. J’étais vraiment très très content, je courais partout et j’étais surexcité!»

– Hubert Jasmin

Le jeune garçon se dit encore plus fier de lui aujourd’hui.

«Je suis aussi très content d’avoir pu enfin l’annoncer à mes amis, parce que je devais garder le secret depuis que j’avais appris la nouvelle cet été!»

En plus d’imprimer le dessin d’Hubert dans L’Ickabog et de lui faire cadeau d’une copie du livre autographiée par l’auteure, les éditions Gallimard Jeunesse remettront pour environ 800$ de livres à son établissement scolaire, l’école Carillon.

Passionné de dessin et de lecture

Hubert a toujours été intéressé à la lecture et au dessin.

«J’ai beaucoup de livres à la maison, comme L’agent Jean et la série Maddox, et je vais à la bibliothèque très souvent pour emprunter des livres, raconte-t-il. Mon style préféré est la bande dessinée, parce qu’il y a beaucoup de dessins et d’humour.»

«Du papier et des crayons, ce n’est pas ce qui manque à la maison! Et la lecture fait partie intégrante de notre routine familiale; c’est une valeur que mon conjoint et moi trouvons importante de partager avec nos garçons.»

 

– Josianne Cyr, maman d’Hubert

Même s’il n’a pas encore lu les livres de la série Harry Potter, celui qui dessine environ deux heures par jour «et un peu plus la fin de semaine» depuis qu’il a quatre ans, a vu tous les films de la saga et a lu les trois tomes de L’univers de J.K. Rowling, la magie du cinéma.

Le jeune garçon espère faire carrière dans le domaine artistique.

«J’aimerais être un bédéiste, un illustrateur ou un auteur. Mais j’aimerais aussi avoir un groupe de musique et jouer de la guitare électrique», lance-t-il.

 

 

Divertissement en confinement

L’idée de L’Ickabog avait germé dans la tête de J.K. Rowling il y a de cela plusieurs années. L’auteure avait ainsi construit son histoire chapitre par chapitre, en la racontant un peu chaque soir à ses jeunes enfants. Le roman s’était par la suite retrouvé sur les tablettes.

Puis arrive le coronavirus. Afin d’offrir un peu de divertissement aux enfants confinés entre quatre murs, J.K. Rowling décide de dépoussiérer l’histoire de l’Ickabog pour la mettre en ligne sous la forme d’épisodes, dévoilés pendant sept semaines en juin et juillet.

Un concours de dessins est par la suite lancé à tous les enfants de 7 à 12 ans du monde, afin d’illustrer la version imprimée du livre.

J.K. Rowling s’est par ailleurs engagée à verser la totalité de ses droits d’auteur de L’Ickabog pour venir en aide aux gens les plus affectés par le coronavirus à travers le monde.

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