Sylvie Parent défend l’intégrité de Longueuil

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Par Ali Dostie
Sylvie Parent défend l’intégrité de Longueuil
Sylvie Parent (Photo : Le Courrier du Sud - Archives)

En réaction à une entrevue de la candidate à la mairie Catherine Fournier au micro de Paul Arcand au 98,5 FM le 30 avril, la mairesse Sylvie Parent a fait une sortie pour défendre l’intégrité de la Ville de Longueuil.

En cours d’entrevue, Paul Arcand a demandé à Mme Fournier quelle lecture elle faisait du «baromètre de la magouille à Longueuil».

«Il y a quand même un historique : notaires, organisateurs, hommes d’affaires… Je n’ai jamais trop compris comment Longueuil a pu échapper à l’UPAC, a développé M. Arcand. Est-ce que c’est encore tout croche à Longueuil, ou le ménage a été fait? Ou vous avez l’intention vous-même de passer le balai?»

Mme Fournier a répondu avoir eu «des échos comme quoi il y a encore certaines questions à régler», ajoutant qu’elle fera le ménage s’il y a lieu de le faire.

«Je serai égale avec tout le monde, que ce soit des citoyens, des entrepreneurs, ma porte sera toujours grande ouverte, a-t-elle affirmé. Il n’y a pas besoin de passer par des manœuvres frauduleuses. Mon mot d’ordre ce sera accessibilité et intégrité. Ce n’est pas négociable.»

En fin d’entrevue, M. Arcand a réitéré son étonnement de l’absence d’interventions de l’UPAC à Longueuil. «Ce n’est pas différent de ce qu’on a vu dans les autres villes mais, par un concours de circonstances, on dirait qu’il y en a qui ont pu échapper aux enquêtes.»

Des mécanismes en place

En fin de journée vendredi, Sylvie Parent a réagi à ces allégations «sérieuses et potentiellement graves» concernant ces questions d’éthique et d’intégrité.

«Les citoyens de Longueuil méritent que la campagne électorale se fasse dans la transparence, pas dans les ouï-dire et les sous-entendus», a-t-elle accusé.

Mme Parent soutient que sa «ligne d’action n’a jamais laissé place au doute ou au compromis en matière d’éthique et d’intégrité».

Parmi les gestes posés en ce sens, elle énumère notamment la tenue d’une liste des rencontres avec des lobbyistes au cabinet de la mairesse ainsi que la formation obligatoire qu’ont suivie les cadres de la Ville en 2019 sur les questions éthiques en matière d’octroi et de gestion contractuelle.

Mme Parent a aussi rappelé la création du Bureau d’inspection contractuelle, qui peut notamment effectuer des enquêtes pour détecter des cas de fraudes ou d’abus dans le processus de gestion de contrats.

Les démarches faites dans le cadre du Programme de remboursement volontaire et dans sa lignée «ont permis à la Ville de récupérer plus de 7,2 M$ d’entreprises soupçonnées d’avoir participé à des systèmes de partage de contrats à la Ville de Longueuil avant 2010», a-t-elle détaillé.

Mme Parent invite les citoyens, élus et candidats aux élections municipales de Longueuil «à rendre publique sans tarder toute information relative à des malversations ou des fautes d’éthique afin que les instances appropriées puissent s’en saisir et agir en conséquence. C’est votre devoir d’élu et de candidat.»

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Caroline Derome
Caroline Derome
11 jours

Nettoyer les écuries d’Augias ? L’UPAC n’aime pas se salir les mains. Mme Fournier semble se fixer de très grandes ambitions.

Richard
Richard
11 jours

Elle nous lance de la poudre aux yeux…Pourquoi années après années c’est NRJ qui raffole tous les contrats….c’est comme la construction..de la belle magouille et la mairesse adhère a ces groupes…on ne parle plus d’enveloppes brunes, mais vous pouvez bien voir que l’entrée de cour et la rue ou demeure la mairesse sont pas mal mieux que partout ailleurs à Longueuil…je me demande bien pourquoi????

Joanne
Joanne
10 jours

Comment Catherine Fournier peut dire de telles choses elle qui ne connaît rien du monde municipal,une petite gêne serait de mise

Serge Gracovetsky
Serge Gracovetsky
10 jours

Les « instances appropriées  » ont construit des mécanismes opaques qui empêchent les citoyens d’accéder à toute information utile. Et en plus, la vertueuse mairesse, avec la complicité de ses acolytes, a tenté de se débarrasser, en catimini, de l’influence irritante de l’article 62 de la loi afin que ses maires alliés puissent voter en dépit des orientations de leurs conseils respectifs. De la petite politique payée 250K$ par an.

manon
manon
7 jours

la mairesse n’écoute pas ces citoyen il fait a ca tète et ses toutles citoyen conte pas pour elle