Culture

Théâtre de la Ville: 90 façons de faire le plein de culture après deux ans de disette

jeudi le 05 mai 2022
Modifié à 12 h 36 min le 06 mai 2022
Par Ali Dostie

adostie@gravitemedia.com

Catherine Major a chanté une de ses pièces lors du lancement. (Photo: Gracieuseté – Stéphanie Cousineau Bourassa)

Devant plus de 600 abonnés et spectateurs, le Théâtre de la Ville (TDLV) a dévoilé, le 3 mai, la programmation de sa 33e saison, qui comptera près de 90 spectacles de diverses disciplines présentés sous le thème «Une saison plein de sens». Après deux ans de chamboulements de calendrier et un «demi-lancement» reflétant la prudence qui était de mise l’an dernier, le TDLV invite à d’heureux bouleversements en salle et sur scène.

Entrevues et prestations ont ponctué le lancement animé par la directrice générale Dominique Lapierre, ainsi que les codirecteurs artistiques Fanny St-Amand et Eric Jean.

Catherine Major a livré seule au piano Claustrophobe,  un avant-goût de son spectacle Carte mère. L’artiste de soul et r&b Hanorah ainsi que l’auteur-compositeur originaire de Varennes Raphaël Dénommée sont aussi venus faire leur tour. Ce dernier présentera sur scène son premier album en anglais, Hard Times and Broken Mind.

Hanorah (Photo: Gracieuseté – Stéphanie Cousineau Bourassa)

Lors du lancement, deux rencontres ont mis en valeur le spectacle regroupant 24 artistes issus de six communautés autochtones Transcestral d’Oktoécho, ainsi que Perles de la compagnie PPS Danse. Cette proposition conjugue la musique et la danse pour mettre en lumière la chanson québécoise. 

L’auteure, metteure en scène et interprète Dominique Leclerc, qui porte les chapeaux d’auteure, metteure en scène et interprète de la pièce intitulée i/O a discuté de cette œuvre portant sur l’ampleur grandissante des technologies et qui allie récit, autobiographie et documentaire.

Virginie Brunelle, chorégraphe de Les corps avalés, était aussi du lancement. 

Place au théâtre x10

Une dizaine de propositions sont soumises aux amateurs de théâtre. 

La programmation compte entre autres Rose et la machine, pièce de Maude Laurendeau mise en scène par Annabel Soutar (J’aime Hydro), dans laquelle Julie Lebreton incarne plusieurs personnages. La pièce met en lumière les failles des systèmes de santé et éducation par cette histoire d’une mère qui rencontre d’énormes difficultés à aider sa fille autiste.

Run de lait, Corps titan (titre de survie) et Becoming Chelsea sont aussi de ces œuvres qui «révèlent des parcours humains exceptionnels et documentent avec justesse la société actuelle», détaille le TDLV.

Le septième art s’invitera sur scène, avec les adaptations La société des poètes disparus et Gaz Bar Blues. Dans cette dernière pièce inspirée du film de Louis Bélanger, Martin Drainville incarnera François Brochu, que jouait Serge Thériault.

Cabaret Noir, Féministe pour homme, Le poids des fourmis et Macbeth Muet complètent la programmation théâtre.

Les codirecteurs artistiques Fanny St-Amand et Eric Jean (Photo: Gracieuseté – Stéphanie Cousineau Bourassa)

Place à la musique, chanson et autres
La saison 2022-2023 fait également la part belle au blues, à la chanson, à la danse, à la musique du monde, à la musique classique et à l’humour, entre autres.

Le programmation compte notamment Ariane Moffatt, Richard Séguin, José Navas, Dominique Fils-Aimé, Fabien Cloutier, Élage Diouf, Émile Bilodeau, Virginie Fortin, Sarahmée, Pierre-Yves Roy-Desmarais, Daniel Lavoie, Jean-Michel Blais, Barbada, Salebarbes, Louis-José Houde, Quartom, Lisa LeBlanc et P’tit Bélliveau, Mariana Mazza, Chloé Sainte-Marie, Patrice Michaud, Boucar Diouf et les spectacles Albertine en cinq temps – L’opéra et Symphorien. 

Après la prévente de réabonnement en cours jusqu’au 17 mai, les spectateurs qui souhaitent s’abonner à la saison pourront le faire en priorité jusqu’au 30 mai. Les billets à l’unité seront en vente le 31 mai, à midi.