Trois travailleurs de la santé complètent le Marathon canadien de ski virtuel

Photo de Katherine Harvey-Pinard
Par Katherine Harvey-Pinard
Trois travailleurs de la santé complètent le Marathon canadien de ski virtuel
De gauche à droite: Michel Lebel, commis et bénévole à l’Hôpital Pierre-Boucher, Diane Conte, nutritionniste au CLSC Samuel-de-Champlain et son conjoint Jean-Pierre Doray, pédiatre à l’Hôpital Charles-Lemoyne. (Photo : Gracieuseté)

Trois travailleurs de la santé de l’agglomération se sont lancés tout un défi, les 8 et 9 février: celui de compléter chacun une épreuve du Marathon canadien de ski de fond virtuel. Un triplé réussi!

«Je suis pas mal maganée!» lance Diane Conte en riant au bout du fil au lendemain de son marathon.

La Longueuilloise a réussi l’épreuve du Coureur des bois or, qui consiste normalement à parcourir 160 km sur deux jours. Comme tous les participants réalisaient le marathon dans leur région respective et qu’ils n’avaient pas accès à un poste de ravitaillement, la distance a été allégée à 100 km cette année.

Mme Conte ayant déjà réussi les niveaux de difficulté bronze et argent par le passé, elle tentait sa chance pour l’or, qui nécessitait de traîner un sac d’au moins 5 kg sur son dos et de passer la nuit à la belle étoile.

Diane Conte mange son repas avant de passer la nuit dans son igloo, dans la cour arrière de sa demeure.

«Je m’étais dit que je ne ferais jamais l’or parce que ce n’était pas pour moi de coucher dehors, raconte-t-elle. Mais compte tenu que je pouvais coucher dans ma cour cette année… et aller aux toilettes à l’intérieur, c’était l’occasion rêvée!»

Elle a décidé de parcourir ses kilomètres au Mont Saint-Bruno, en compagnie de son ami Michel Lebel. Ce dernier a réalisé l’épreuve d’argent.

Le soir, elle est revenue chez elle afin de dormir dans un igloo de type quinzee qu’elle avait bâti dans sa cour arrière avec l’aide de ses quatre enfants. Dans ce qui est devenu son antre pour une nuit, elle a installé son matelas de sol, son sac de couchage, des couvertures et une chandelle.

«Ça faisait une ambiance extraordinaire», souffle-t-elle.

20 lb

Le sac à dos de Diane Conte.

Le plus difficile pour la femme de 56 ans aura été de traîner son sac à dos de 20 lb sur son dos, elle qui mesure 4pi 10po et pèse 115 lb.

«C’était un peu disproportionné pour moi. J’avais mon sac de couchage, mon souper et mon déjeuner, des vêtements de rechange pour me mettre au sec en revenant, des mouflons, un fil de recharge pour ma montre, etc.» énumère-t-elle.

«Quand on montait les côtes, j’étais essoufflée, poursuit-elle. Les jambes et les cuisses me chauffaient. Ce n’est pas comme ça d’habitude. Ç’a été le plus exigeant.»

Mais la nutritionniste a réussi son défi haut la main et recevra sa médaille d’or par la poste prochainement.

«Je suis bien fière de moi!» lance-t-elle.

Passion ski de fond

Diane Conte fait du ski de fond et du vélo depuis de nombreuses années. Elle s’offre les services d’un entraîneur privé depuis quelques années «pour son plaisir et pour garder la forme», dit-elle, et s’entraîne environ quatre fois par semaine.

«Mon marathon de ski est mon événement préféré à chaque année, parce que je suis bien sur mes skis. Plus que sur un vélo. Je viens de la Côte-Nord, donc ç’a toujours fait partie de moi. Aussitôt qu’il y a de la neige, on se prépare.»

Pédiatre et marathonien

Pédiatre à l’Hôpital Charles-Le Moyne, le conjoint de Diane Conte, Jean-Pierre Doray, n’avait pas eu deux journées de congé de 24 heures d’affilée depuis longtemps. Il a décidé de les consacrer au marathon et de compléter l’épreuve du Coureur des bois bronze.

«Je suis le moins entraîné des trois skieurs, écrivait-il sur la page Facebook des Trippeux de skis, la veille du marathon. Je n’ai pas vraiment le temps de partir m’entraîner plusieurs heures. C’est pourquoi j’ai plusieurs doutes sur ma capacité de pouvoir réussir ce défi. J’aurai besoin de l’aide de tous les Trippeux de skis pour que vous m’envoyiez des ondes positives.»

Il a fait 10 tours du parc Michel-Chartrand. À l’inverse de sa conjointe, il n’avait pas à porter un sac à dos, ni à dormir dehors, pour réussir son épreuve.

«Je peux retourner travailler maintenant!», a-t-il écrit au lendemain du marathon.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires