Un défi de taille pour la nouvelle directrice de la DPJ en Montérégie

Steve Martin, la Relève, Initiative de journalisme local
Un défi de taille pour la nouvelle directrice de la DPJ en Montérégie
Marie-Josée Audette est la nouvelle directrice de la DPJ Montérégie. (Photo : Gracieuseté)

En fonction depuis le 15 février, Marie-Josée Audette, la nouvelle directrice à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) en Montérégie, va devoir faire face à des défis importants au cours des prochaines années: gérer une après-pandémie dont on ne peut mesurer l’ampleur, mais aussi trouver des solutions pour pallier au manque criant d’effectifs.

Dans l’article Exode à la DPJ publié dans La Presse récemment, les journalistes Caroline Touzin et Katia Gagnon faisaient état de départs massifs du côté des intervenantes de la Direction de la protection de la jeunesse au Québec. Une situation qui pourrait continuer de se détériorer si des solutions ne sont pas trouvées rapidement.

Selon ces journalistes, 40 postes seraient actuellement vacants en Montérégie. Ce nombre s’élève à 55 si on considère les intervenants en congé de maladie non remplacés. Une situation qui peut soulever des inquiétudes, alors que les regards continuent d’être tournés vers la DPJ, en particulier depuis le drame de Granby qui s’est soldé par la mort d’une fillette il y a deux ans.

Mentorat et formation

Pourtant, en juillet 2019, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, annonçait des investissements de 47 M$ dans le système de la protection de la jeunesse, une enveloppe devant permettre la création en Montérégie de 53 nouveaux postes d’intervenants. Le ministre délégué s’est également engagé à investir 25 M$ pour la santé mentale des jeunes.

« Il y a de grosses sommes qui ont été injectées en Montérégie, abonde Mme Audette. On a effectivement reçu d’importantes allocations qui ont donné lieu à de l’embauche. Néanmoins, on assiste à une pénurie importante de professionnels. Cela étant dit, la situation n’est pas propre à la protection de la jeunesse. On vit un peu la même chose du côté des infirmières, des psychologues…»

Parmi les principaux profils recherchés, Mme Audette, qui cumule 32 années d’expérience au sein de la DPJ, mentionne les travailleurs sociaux, éducateurs spécialisés, criminologues « et toute cette gamme d’intervenants qui œuvrent en relation d’aide », précise-t-elle.

Malgré les difficultés, cette dernière ajoute que des mesures ont été mises en place afin d’inciter les jeunes intervenants à se joindre à la DPJ.

« Nous voulons qu’ils fassent le choix de venir travailler avec nous. Pour y arriver, il faut s’assurer qu’on va rejoindre, accueillir et bien accompagner les stagiaires potentiels en leur offrant le soutien nécessaire. Nous nous sommes vraiment attardés à ça au cours des dernières années, à mettre en place un système de tutorat et de formation. »

Mme Audette ajoute en outre que la DPJ a dû revoir son organisation en vue d’introduire de nouveaux emplois pour des travailleurs ne possédant pas obligatoirement de diplôme universitaire. Le tout afin de venir soutenir l’organisation dans le volet administratif.

« Ces gens-là peuvent être d’une grande aide », ajoute-t-elle.

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