Un homme qui se croyait poursuivi en voiture coupable de conduite avec les facultés affaiblies

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Par Vicky Girard
Un homme qui se croyait poursuivi en voiture coupable de conduite avec les facultés affaiblies
(Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

Un individu dans la quarantaine a été reconnu coupable d’avoir conduit avec les facultés affaiblies. Se croyant poursuivi en voiture alors qu’il avait consommé plusieurs drogues, il avait alerté une employée dans un Tim Hortons au moment des événements, en janvier 2017.

Éric Marcoux s’est présenté au restaurant, à Saint-Constant, en laissant une note à une employée lui demandant de composer le 911, ce qu’une de ses collègues a fait. Il lui a affirmé être poursuivi par plusieurs voitures. Un rapport d’expertise a révélé la présence de méthamphétamine, de duloxétine, de métabolite de cannabis et de cocaïne dans l’urine de l’accusé.

Selon l’employée du Tim Hortons, «il a l’air effrayé, il tremble beaucoup. Il a de la difficulté à écrire son message», peut-on lire dans le jugement rendu par la Chambre criminelle et pénale du Québec, le 23 octobre.

Le juge Me Pierre Bélisle relate qu’ensuite, l’accusé, résident de Sainte-Catherine, s’est rendu au poste d’essence Shell à l’intersection de la route 132 et de la rue Saint-Pierre. Au même moment, deux policiers l’ont intercepté et questionné..

«Il répond être allé au bar Circus Hour. Il prétend se faire suivre par des véhicules sur la route 132. Ses pupilles sont dilatées. Il déclare avoir pris du speed. Selon l’agent Christian Caron, son discours est incohérent. L’accusé hallucine», ajoute-t-il.

M. Marcoux a ensuite été arrêté. Après une évaluation et une analyse de son urine, l’accusé a été libéré et transporté en ambulance à l’hôpital. Il a rencontré un psychiatre qui l’a suivi pendant 6 mois. Depuis 2010, il était traité pour dépression et anxiété.

Manque de sommeil et drogue

L’accusé, enseignant au secondaire et âgé de 48 ans au moment des faits, a raconté avoir participé à un rave de 3h à 8h30 à Montréal et avoir consommé un comprimé de speed acheté d’un inconnu. Il a ensuite marché toute la journée avant de reprendre son véhicule à 17h30. Il s’est senti suivi sur l’autoroute après que d’autres voitures l’aient dépassé.

L’homme a admis avoir très peu dormi dans les jours précédant son arrestation. Il s’est défendu en affirmant que «la drogue ne l’affectait plus lorsqu’il est retourné chez lui».

«Sa mésaventure s’est déroulée uniquement dans sa tête. Il avait perdu contact avec la réalité. Il n’avait aucun jugement, aucune capacité d’analyser les circonstances rencontrées durant le trajet parcouru pour retourner chez lui», a fait valoir Me Bélisle avant de déclarer l’accusé coupable.

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