Un joueur des Alouettes à la rencontre des jeunes de l’école Gérard-Filion

Photo de Vanessa Picotte
Par Vanessa Picotte
Un joueur des Alouettes à la rencontre des jeunes de l’école Gérard-Filion

«Dans la vie, il va toujours y avoir quelque chose de difficile. La question n’est pas comment je me sauve de l’adversité, mais comment tu gères cette adversité», a lancé le footballeur Jean-Gabriel Poulin lors de son passage à l’école secondaire Gérard-Filion.

Le secondeur s’est adressé aux élèves, le 27 janvier, dans le cadre du programme communautaire Ensemble à l’école. Le #49 des Alouettes de Montréal a livré un témoignage inspirant, affirmant qu’il y a quelques années seulement, il était complètement terrifié à l’idée de s’adresser à une poignée de personnes.

«Je vais être honnête avec vous: je déteste parler en public depuis que je suis tout petit, a-t-il lancé d’emblée à la foule de plus de 300 élèves. Quand j’avais une présentation orale à faire à l’école, j’angoissais pendant une semaine. À travers tout mon cégep et mon université, si je voyais qu’il y avait une présentation orale à l’horaire du cours, soit je changeais de cours ou je ne la faisais juste pas.»

Malgré cette peur, le secondeur, qui a été repêché par les Alouettes en 2018, participe pour la deuxième année à ce programme qui vise à encourager les jeunes à poursuivre leur parcours scolaire. Sa principale tâche pendant la saison morte des moineaux est de s’adresser à des centaines de jeunes du secondaire.

Jean-Gabriel Poulin et le président des Alouettes Mario Cecchini entourés des élèves de l’école Gérard-Filion

Quand il a accepté de se joindre au programme Ensemble à l’école, il n’avait aucune idée que cette expérience lui permettrait de surmonter sa peur de parler en public.

«Je capotais lorsque j’ai appris que je devrais m’adresser à des centaines de jeunes. Je souriais pour avoir l’air cool, mais j’étais en train de penser à des façons de dire que finalement, je ne voulais pas m’impliquer.»

Il a toutefois pris le temps d’y réfléchir et a choisi de surmonter cette peur qui l’empêchait d’avancer depuis tant d’années.

«Il y a toujours une solution pour rendre les choses meilleures»

En racontant son parcours de sportif parsemé d’embûches, Jean-Gabriel Poulin essaie de démontrer aux jeunes que tout est possible lorsqu’on y croit et qu’on laisse de côté le rôle de victime.

«C’est important de penser au rôle que tu veux prendre lorsque tu es confronté à une situation stressante. Je suis quelqu’un qui a beaucoup pris ce rôle dans ma vie et c’est le plus facile, c’est celui de la victime, a-t-il expliqué. Ce n’est pas ma faute, c’était hors de mon contrôle et je ne peux rien faire. De cette façon, tu as zéro option de t’en sortir!»

Poulin invite donc les jeunes à ne pas se voir comment des victimes, mais à chercher activement des solutions.

«Vous allez passer de «J’ai zéro option pour devenir meilleur» à «J’ai des solutions à l’infini pour le problème qui se présente à moi». Il y a toujours une solution pour rendre les choses meilleures, mais si tu te vois comme une victime, tu ne la verras jamais!»

Après avoir expliqué quelques-unes des situations plus difficiles auxquelles il a dû faire face, dont un début dans le football ardu et des blessures, le secondeur a expliqué comment il a surmonté ces épreuves qu’ils l’ont mené à remporter la Coupe Vanier avec l’Université Western ainsi qu’à son repêchage pour les Alouettes. Les élèves ont également pu lui poser quelques questions et le rencontrer à la fin de la présentation.

Les Alouettes à la rencontre de 10 000 jeunes

Il s’agit de la 23e édition de programme Ensemble à l’école qui vise à encourager les jeunes à prendre de bonnes décisions et à rester à l’école en se concentrant sur une vaste gamme de défis qui font partie de leur réalité: du rendement académique à la pression et à l’uniformité, en passant par l’importance de demeurer actif.

Cette année, Jean-Gabriel Poulin et ses coéquipiers Bo Banner, Martin Bédard, Jean-Samuel Blanc, Félix Faubert-Lussier, Étienne Moisan, Christophe Normand, Frédéric Plesius et DeVier Posey visiteront une soixantaine d’école, rejoignant plus de 10 000 jeunes.

«La persévérance scolaire a toujours été une des valeurs importantes pour notre organisation et avec les années, nous constatons tout le succès de ce programme, a expliqué la directrice des relations communautaires et de la Fondation des Alouettes Annie Larouche. Nos joueurs croient en cette cause, c’est la raison pour laquelle ils y sont impliqués. Ils ont eu un impact positif sur des dizaines de milliers de jeunes, on ne peut pas être plus fiers.»

 

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des