Un livre pour briser le tabou de la maladie d’Alzheimer

Marie-Josée Bétournay-collaboration spéciale
Un livre pour briser le tabou de la maladie d’Alzheimer
Nadine Bissonnette, auteure. (Photo : Gracieuseté)

L’auteure Nadine Bissonnette, de Châteauguay, et l’illustratrice Sylvie Lavallée, de Mercier, ont uni leurs talents artistiques à l’intérieur du livre Ah non! J’ai encore oublié!. Les deux femmes cherchent à briser le tabou de la maladie d’Alzheimer.

Même si le livre est raconté aux enfants, Mme Bissonnette l’a rédigé à l’intention de la famille. Elle désire conscientiser les plus jeunes à cette maladie. «Ils peuvent nous surprendre. Ils vont innover, créer des idées pour garder la communication avec l’autre», explique-t-elle. L’ouvrage regroupe des conseils formulés pour les adultes et les proches aidants. Mme Bissonnette voit le livre comme un outil pour aider les personnes atteintes d’Alzheimer, soit «un état d’être, pas juste une maladie».

Ah non! J’ai encore oublié! s’inspire de la vie des deux artistes. Les prénoms des enfants sont empruntés de ceux de leurs petits-enfants. Les illustrations se veulent un clin d’œil à la résidence historique où habite Mme Lavallée.

Sylvie Lavallée, illustratrice. (Gracieuseté)

L’auteure et l’illustratrice connaissent bien l’Alzheimer. Mme Bissonnette accompagne son père atteint de la maladie depuis 13 ans et travaille comme préposée aux bénéficiaires auprès de personnes aux prises avec des troubles cognitifs. Mme Lavallée a tenu compagnie à sa mère, atteinte de la même maladie, et aujourd’hui décédée.

Ah non! J’ai encore oublié! constitue le deuxième bouquin de Nadine Bissonnette. Elle a signé Les 5 rêves farfelus de Sassie. Le projet représentait une première pour Sylvie Lavallée. Celle qui a aimé sortir de sa zone de confort ouvre la porte à l’illustration d’un second livre, sur la démystification de la maladie toujours. «Je suis vraiment passionnée», dit-elle. En janvier, le livre pourrait faire l’objet d’une lecture virtuelle aux membres de la Société d’Alzheimer de Montréal, mentionne Mme Lavallée.

Peut-on vivre heureux avec la maladie d’Alzheimer? Nadine Bissonnette répond par l’affirmative. «Il faut ramener les souvenirs de la personne, selon ses intérêts, que ce soit la musique, le dessin, les casse-têtes. Il faut focaliser sur ce qui la rend heureuse», conclut-elle.

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