Un ministre dans la rue ?

Les manifestations de la semaine dernière font suite à l’appel international Earth Strike à manifester partout sur la Terre «pour le climat». C’est un appel à toute la population de dire à leurs élus et à leurs gouvernements qu’ils n’en font pas assez «pour le climat», qu’ils sont très loin de l’urgence d’agir par rapport aux crises climatiques qui nous affectent déjà et qui vont augmenter en nombre et en intensité.

Cet appel répond aussi au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres qui demandait à la société civile d’exiger des comptes de ses élus parce que, disait-il, plus la situation climatique s’aggrave, plus les politiciens semblent reculer sur le terrain.

Dans ce contexte, comment le ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Québec Benoit Charette, un élu, explique-t-il sa volonté de marcher avec les manifestants? Réclame-t-il des comptes à lui-même et à son propre gouvernement?

Si le ministre veut répondre présent à l’appel international, qu’il déclare solennellement l’état d’urgence climatique;      qu’il soumette le projet GAZODUQ/GNL, et tous les projets industriels, à une évaluation climatique rigoureuse reposant sur des bases scientifiques, incluant le calcul des GES en amont et en aval des projets, et l’impact de ces projets sur la crise climatique comme critère premier de décision; et que son gouvernement mette en place les mesures de transition urgente que l’état d’urgence nécessite, comme le prescrivent les Chantiers de la DUC, les C-DUC.

Nous comprenons la réaction du collectif La Planète s’invite au parlement: on ne veut pas que le ministre prenne des bains de foule et marche, on veut que lui et son gouvernement se mettent en marche par rapport à l’urgence climatique.

Jacques Benoit, Michel Jetté, Louise Sabourin, Normand Beaudet et toute l’équipe de GMob/Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique – DUC

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