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Un nouveau retour en classe qui fait soupirer d’aise

jeudi le 13 janvier 2022
Modifié à 0 h 00 min le 14 janvier 2022
Par Yanick Michaud

Pas toujours aisé de trouver un espace de travail adéquat quand on a plusieurs enfants qui doivent étudier de la maison. (Photo Journal Saint-François – Yanick Michaud)

Le retour à une forme présentielle des élèves et des enseignantes au Québec fait pousser un immense soupir de soulagement aux milliers de personnes concernées.

Alors qu’il est énormément question de santé mentale, des étudiants de secondaire sont heureux de pouvoir à nouveau socialiser. « Pour les cours ça va. On a de l’enseignement en ligne pendant quelques minutes, on fait nos travaux et le professeur peut faire le suivi. Mais le fait de ne pouvoir être avec mes amies, à mon âge, c’est difficile », lance Jeanne, 15 ans, qui entame le dernier droit de son secondaire quatre.

« En plus, quand on souffre d’un déficit d’attention, il est facile de s’égarer entre les murs de sa propre chambre. On pense vite à autre chose. Le virtuel ça manque beaucoup de vie », juge l’adolescente.  

À l’opposé, pour Éliane le calme, la quiétude qu’offrent les micros fermés de la plateforme Teams pendant que l’enseignante s’adresse aux élèves va lui manquer. « Parfois, en classe, quelques élèves chuchotent et c’est plus difficile pour la concentration. Mais je suis contente quand même de pouvoir retrouver mes amies pour les récréations », indique l’écolière de cinquième année.

Un retour du parascolaire?

Louis, un jeune sportif de 13 ans, voit enfin la lumière au bout du tunnel. « La seule chose, c’est que je pouvais dormir quelques minutes de plus le matin. Je n’avais pas à prendre une douche à la course, me dépêcher pour me rendre à l’autobus. Mais c’est certain que pour le reste, j’ai hâte de retrouver mes amis en personne », mentionne le jeune athlète qui espère aussi pouvoir rechausser les patins rapidement.

« Ça nous manque. Des cours d’éducation physique en virtuel, c’est bien beau, mais ce n’est pas la même chose. Quant au hockey, j’espère pouvoir compléter ma saison. On a une belle équipe et on en a besoin pour notre santé, autant physique, que mentale », souffle le défenseur, capitaine de son équipe scolaire.

Les cours d’éducation physique ne sont pas du tout du même niveau quand les enfants se retrouvent seuls. (Photo Journal Saint-François – Yanick Michaud)

Un environnement de travail adéquat

Pour une enseignante comme Victoria, le retour en classe signifie un espace de travail plus adéquat. « On voit les jeunes, mais on ne sait pas s’ils sont vraiment concentrés lorsqu’ils sont derrière un écran. Des fois tu entends les parents derrière, tu vois passer le chat, les petits frères et les grandes sœurs qui sont aussi au travail dans des classes différentes. On a réussi à le faire, mais ce n’est pas l’idéal », constate l’enseignante d’expérience.

Elle a bien hâte de retrouver ses protégés, même si elle sait qu’elle ne pourra constater leur charmant sourire en vertu des masques qu’ils devront porter en tout temps.

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