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Un projet en prévention de la santé mentale menacé de fermer

vendredi le 11 mars 2022
Modifié à 10 h 54 min le 14 mars 2022
Par Jean-Baptiste Hervé

redactionrf@gravitemedia.com

Les ateliers offerts par le projet visent à faire réfléchir les participants sur les effets psychologiques de la pandémie. De gauche à droite: Marie-Ève Langlois, chargée de projet, et Saadia Maaroufi, responsable du Réseau sentinelles. (Photo gracieuseté)

Créé en pleine pandémie de COVID-19, le projet Résilience Rive-Sud, chapeauté par trois organismes, demande l’aide du gouvernement provincial, afin d’éviter de mettre la clé dans la porte et de laisser un trou béant dans la prévention en santé mentale sur la Rive-Sud.

«La prévention de la détresse est souvent considérée comme le parent pauvre et est sous-financée», souligne Madeleine Lagarde, directrice générale du Carrefour le Moutier, un des organismes fondateurs et fiduciaires du projet.

«Le financement est attribué davantage à la guérison, mais peu pour la prévention. Les enveloppes devraient être récurrentes pour soutenir des initiatives importantes comme celle de Résilience Rive-Sud», ajoute-t-elle.

C’est lors d’une conférence de presse tenue le 7 mars que le comité de pilotage du projet en prévention en santé mentale a fait connaître la santé financière fragile de l’organisme, qui affiche un manque à gagner de quelque 60 000$ pour une année d’activité.

Le comité lance donc un appel aux bailleurs de fonds ainsi qu’au gouvernement afin que le projet demeure actif au coeur de la Rive-Sud et au service de ses citoyens.

Le projet est menacé d’arrêter si le Carrefour le Moutier ne reçoit pas de fonds d’ici le mois de juin.

Des ateliers avec un succès grandissant

Résilience Rive-Sud a été mis sur pied à l’été 2020 par l’Association des parents et amis de la personne atteinte de la maladie mentale Rive-Sud (APAMM-RS), le Carrefour le Moutier et l’Arc-en-ciel des Seigneuries.

Les ateliers offerts visent à faire réfléchir les participants sur les effets psychologiques de la pandémie et leur offre un cadre de partage de leurs expériences. Le projet a effectué son entrée dans plusieurs milieux de travail au cours de la dernière année et l’engagement des milieux communautaires, institutionnels et municipaux est de plus en plus important. 

«Le bouche-à-oreille et les contacts effectués font en sorte que nous recevons de plus en plus de demandes pour offrir nos ateliers, explique Marie-Ève Langlois, chargée de projet. Afin de nous positionner selon les publics visés, nous avons créé un deuxième atelier qui sera d’ailleurs donné prochainement aux employés de la Ville de Longueuil et, éventuellement, dans les autres municipalités de l’agglomération.»

Les ateliers du projet visent également à aider les citoyens à repérer des collègues, amis et membres de la communauté qui manifesteraient de la détresse psychologique et de les aider à trouver des ressources ou tout simplement les écouter.

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